Amibe mangeuse de cerveau : ce qu'il est important de savoir sur le risque durant l'été israélien

L'amibe rare aime la chaleur et l'humidité, et peut se développer dans des environnements naturels tels que les lacs et les sources. Une experte explique comment elle fonctionne, ce qui lui permet de prospérer dans l'eau douce, et quelles règles de sécurité simples peuvent réduire le risque sans renoncer à profiter de l'eau en toute sécurité.

MakoAuteur : Dr Dana Dror
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Amibe mangeuse de cerveau : ce qu'il est important de savoir sur le risque durant l'été israélien
Photo : Mako / צילום: גרשון אלינסון, פלאש 90

L'été israélien invite à passer du temps dans l'eau — dans la piscine, dans la mer, dans les ruisseaux et les sources. Lors des journées particulièrement chaudes, la baignade devient une partie intégrante de la routine familiale. Parallèlement au plaisir et au rafraîchissement, il est important de connaître également les risques relativement rares, notamment l'amibe Naegleria fowleri, également connue sous le nom d'amibe mangeuse de cerveau.

Avant tout, il faut garder les proportions. Il s'agit d'une infection extrêmement rare. Le risque d'infection est très faible, mais lorsqu'elle survient, la maladie est grave et parfois mortelle, il est donc important de connaître ce phénomène et d'en être conscient. L'amibe Naegleria fowleri vit dans l'eau douce et chaude — lacs, ruisseaux, sources et réservoirs d'eau. Les conditions de chaleur, qui s'intensifient en raison du changement climatique et du réchauffement de la planète, lui permettent de prospérer.

L'infection survient dans de rares cas lorsque de l'eau contaminée pénètre dans le nez, le plus souvent lors d'un saut, d'une plongée ou de la nage. De là, elle peut atteindre le cerveau et provoquer une infection grave et mortelle. Selon les données publiées par le CDC et la Cleveland Clinic, le phénomène est extrêmement rare mais présente un taux de mortalité élevé. Aux États-Unis, 167 cas ont été documentés depuis 1962, et parmi eux, seuls quatre ont survécu.

Il est important de savoir qu'il n'existe aucun moyen fiable d'identifier à l'avance les sources d'eau où se trouve l'amibe, et l'absence de rapports ne garantit pas que l'eau est propre. L'infection ne se produit pas en buvant de l'eau, mais seulement lorsque l'eau pénètre dans le nez, il n'y a donc aucun risque lié à l'ingestion. Le risque augmente principalement avec une combinaison d'eau chaude, stagnante ou peu profonde, surtout pendant les longues saisons chaudes. Dans ce contexte, les experts notent qu'éviter de remuer le sable et les sédiments au fond de l'eau peut également réduire une exposition possible, car l'amibe peut se trouver dans ces zones.

Comment se protéger ?

Pour réduire le risque d'infection par l'amibe Naegleria fowleri, vous pouvez adopter quelques règles de sécurité simples :

  1. Évitez que l'eau ne pénètre dans le nez, surtout lors d'un saut ou d'une plongée. Les experts recommandent d'utiliser des pinces-nez ou de veiller à se boucher le nez lors de l'entrée dans l'eau dans des lieux naturels.

  2. Évitez d'immerger la tête dans les sources chaudes naturelles, où les conditions peuvent être plus propices au développement de l'amibe.

  3. Choisissez des sites de baignade surveillés et des piscines qui font l'objet d'une désinfection et d'un contrôle réguliers.

  4. Dans les sources d'eau naturelles, choisissez des lieux connus et suivez les instructions des autorités locales et du ministère de la Santé.

Après avoir été dans l'eau, faites attention aux symptômes inhabituels tels que fièvre, maux de tête sévères, nausées ou vomissements, et informez un professionnel de santé si vous avez été récemment exposé à une source d'eau naturelle. Les signes de la maladie apparaissent initialement comme des symptômes d'une maladie virale normale, mais peuvent s'aggraver rapidement, il est donc important de consulter un médecin en cas de symptômes inhabituels.

N'oubliez pas qu'il n'est pas nécessaire d'éviter de se baigner. La natation et le temps passé dans la mer, dans les piscines et dans les ruisseaux font partie de l'été israélien et constituent une activité saine et agréable. Avec de la conscience, de l'attention et le respect d'habitudes de sécurité simples, vous pouvez en profiter en toute sécurité.

Le Dr Dana Dror est spécialiste en médecine interne et en maladies infectieuses à la Clalit, district de Jérusalem.

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