Amende de 320 NIS : la municipalité de Tibériade lutte contre les bornes de recharge pirates

Des bornes de recharge fixées aux arbres et des câbles traversant les trottoirs ont poussé la municipalité de Tibériade à sévir. Les autorités rappellent que ces installations illégales mettent en danger les piétons et seront passibles d'amendes quotidiennes.

WallaAuteur : Eli Ashkenazi
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Amende de 320 NIS : la municipalité de Tibériade lutte contre les bornes de recharge pirates
Photo : צילום: Walla.co.il

La municipalité de Tibériade a publié mardi un avis ferme concernant le phénomène des bornes de recharge « pirates » pour véhicules électriques dans les rues de la ville. Ce rappel à l'ordre fait suite à des installations improvisées, notamment une borne fixée sur le tronc d'un arbre (Robinia pseudoacacia) avec un panneau « station privée », ainsi que des câbles électriques tendus depuis des habitations privées en travers des trottoirs.

Dans sa déclaration, la municipalité a précisé que l'installation de bornes de recharge dans l'espace public pour des besoins privés ou le passage de câbles depuis les maisons constitue une violation de la loi. Ces pratiques entravent la circulation et mettent en danger la sécurité des passants.

La municipalité a exigé le retrait immédiat de ces installations dangereuses et a annoncé que le service de contrôle entamerait des opérations de répression continues. Le montant de l'amende est fixé à 320 shekels, et celle-ci pourra être appliquée quotidiennement tant que l'infraction persiste.

Tibériade n'est pas un cas isolé. Ce phénomène est observé dans de nombreuses villes du pays, où l'on peut voir des câbles sortir des fenêtres, circulant dans des goulottes en plastique improvisées ou fixés sur des poteaux installés illégalement.

Le décalage entre le nombre de véhicules électriques et les infrastructures

L'une des causes principales de l'installation de ces bornes pirates réside dans le décalage entre la montée en flèche des ventes de véhicules électriques en Israël, due à la hausse du prix de l'essence, et le déploiement insuffisant des bornes de recharge publiques dans les rues résidentielles.

De nombreux résidents vivent dans des immeubles anciens dépourvus de parkings privés enregistrés au cadastre (Tabou), les privant ainsi de solutions légales et accessibles pour installer une borne domestique.

À cela s'ajoute une motivation économique : la recharge sur une prise domestique coûte deux à trois fois moins cher que sur les bornes de recharge rapide publiques, et est considérée par beaucoup comme plus « saine » pour la batterie du véhicule.

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