L'essor inquiétant des influenceurs virtuels laids générés par l'IA
Une nouvelle tendance d'influenceurs virtuels laids générés par intelligence artificielle envahit les réseaux sociaux, soulevant d'importantes questions éthiques sur la transparence.

Une nouvelle tendance étrange envahit les flux des réseaux sociaux : les influenceurs virtuels laids générés par intelligence artificielle. Alors que les utilisateurs se sont habitués aux contenus propagandistes ou aux reproductions de séries des années 90, les créateurs déployent désormais des personnages délibérément inesthétiques qui accumulent rapidement des millions de vues sur Instagram et TikTok.
Le créateur de contenu israélien Ofir Asher souligne que ces créateurs récupèrent souvent des vidéos déjà virales pour y superposer des personnages artificiels d'une laideur extrême. Le processus technique s'avère particulièrement simple grâce à des plateformes comme Higgsfield et au modèle Seedance 2.5 de ByteDance, la maison-mère de TikTok.
Ce phénomène s'est également implanté en Israël à travers des exemples notables comme Elisha Rosen, un personnage d'intelligence artificielle cumulant des centaines de milliers d'abonnés. L'absence initiale de mention explicite concernant sa nature artificielle a induit en erreur de nombreux abonnés ainsi que des personnalités publiques, convaincus de l'authenticité de ce profil.
Les investigations menées sur ces comptes révèlent des liens avec des entreprises spécialisées dans la commercialisation d'influenceurs synthétiques. Celles-ci proposent des services payants, allant de la production de vidéos personnalisées à des formations spécialisées, bien que la tarification affichée varie fréquemment.
Au-delà de la simple distraction publicitaire, cette tendance intègre des dimensions financières internationales, certains créateurs générant des cryptomonnaies mémétiques adossées à ces personnages excentriques afin de capitaliser sur le battage médiatique.
Les experts soulignent les graves dérives éthiques liées à ce manque de transparence, dans la mesure où le public développe des liens émotionnels avec des entités inexistantes. Face à la prolifération potentielle d'agents autonomes gérant des milliers de personnalités virtuelles simultanément, les spécialistes appellent à un étiquetage obligatoire et rigoureux afin de préserver la confiance des utilisateurs.




