Les campagnes électorales face au défi de l'intelligence artificielle

Un sondage montre que 40 pour cent des électeurs rejettent les contenus politiques générés par IA, réclamant une transparence accrue face à des technologies qui sèment le doute.

Les campagnes électorales face au défi de l'intelligence artificielle
Illustration FilIsrael : AI Generated

L'intelligence artificielle s'impose comme un outil central dans les campagnes électorales, mais un nouveau sondage révèle que son utilisation peut desservir les partis politiques. Les formations recourent massivement à des contenus générés par IA pour illustrer des messages et radicaliser des scénarios, suscitant un débat sur leur efficacité réelle.

Le Premier ministre et leader du Likoud, Benyamin Nétanyahou, a récemment publié une vidéo montrant la région de Gush Dan visée par une attaque nucléaire iranienne. De son côté, le dirigeant de Yashar!, Gadi Eisenkot, a partagé un montage représentant Nétanyahou comme un candidat de télé-réalité éliminé.

Bien que 85 pour cent des électeurs déclarent avoir été exposés à des contenus manipulés par IA, les données préliminaires d'une étude menée par l'Université Bar-Ilan indiquent des répercussions négatives. Environ 40 pour cent des sondés affirment que ces publications les ont incités à ne pas voter pour les auteurs, contre 24 pour cent dont l'adhésion a été renforcée.

La question de la transparence s'avère centrale pour l'électorat : 56 pour cent estiment que l'usage de l'IA doit être autorisé à condition d'être clairement signalé. Par ailleurs, 46 pour cent des électeurs ont consulté des agents conversationnels pour s'informer, bien que la confiance en leurs réponses demeure limitée.

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