L'intelligence artificielle peut-elle remplacer un avocat en droit de la famille ?
De plus en plus de couples utilisent l'intelligence artificielle pour rédiger des accords de divorce ou des testaments afin d'économiser. Les experts mettent en garde contre les omissions financières et les vices de forme.

Face à une séparation, certains couples cherchent à réduire les frais en sollicitant des intelligences artificielles comme ChatGPT, Claude ou Gemini pour rédiger leur convention de divorce. En quelques instants, l'IA génère un document structuré détaillant le partage des biens, la pension alimentaire et les modalités de garde, donnant aux conjoints l'illusion d'une rupture réglée à moindre coût.
Cependant, un accord en apparence complet peut laisser de côté des aspects financiers essentiels. Les droits à la retraite des deux parties ont-ils été évalués ? Que se passe-t-il si la banque refuse de libérer l'un des conjoints de son prêt immobilier ? Faire de l'intelligence artificielle son conseiller juridique comporte des risques majeurs. Rédiger un texte dans un jargon juridique ne garantit ni la vérification des droits ni la viabilité pratique de l'accord. Renoncer à des droits à la retraite sans en estimer la valeur réelle peut représenter une perte de centaines de milliers de sikhels.
Les pièges cachés de l'assistance juridique par IA
Une simple variation de 1 000 sikhels par mois représente 120 000 sikhels sur une décennie, sans compter l'indexation. Au-delà des divorces, certains demandent à l'IA de rédiger des testaments, qu'ils impriment et signent en pensant la succession réglée. Or, la législation encadre strictement les testaments : un testament olographe doit être entièrement manuscrit, tandis qu'un testament devant témoins obéit à des règles formelles précises qu'une simple impression ne remplit pas.
Un autre risque majeur réside dans les hallucinations des IA, qui inventent parfois des numéros de dossier et des citations jurisprudentielles. Les tribunaux israéliens ont déjà confronté des actes contenant des références fictives issues d'un usage non contrôlé de l'intelligence artificielle. Si l'IA demeure un outil précieux pour appréhender des notions ou organiser des informations, elle ne peut se substituer à une véritable consultation juridique pour des décisions aussi cruciales.





