Accord dramatique de 25 ans : Trump dévoile une nouvelle méga-transaction
Le président américain a annoncé une mesure qui injectera des milliards dans le développement d'immenses réserves de pétrole, mais les économistes du géant bancaire suisse tempèrent l'enthousiasme et mettent en garde contre les conséquences réelles pour le marché.

Le rapport de recherche quotidien d'UBS présente un large aperçu des marchés et souligne plusieurs tendances susceptibles d'influencer les décisions des investisseurs dans un avenir proche.
Au cœur du rapport se trouve l'accord pétrolier entre les États-Unis et le Venezuela. Le président américain Donald Trump a annoncé un accord dans le cadre duquel des entreprises américaines joueront un rôle central dans le développement des champs pétrolifères du pays, qui détient plus de 65 milliards de barils de réserves prouvées. Selon la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, il s'agit d'un accord de 25 ans visant à amener le pays à une production de plus de 1,5 million de barils par jour.
Les investissements dans le cadre de cette démarche pourraient atteindre plus de 100 milliards de dollars. Cependant, chez UBS, on tempère l'enthousiasme et on estime qu'à court terme, aucun impact significatif sur le marché pétrolier n'est attendu. Selon eux, les perturbations de l'approvisionnement dans le détroit d'Ormuz, sur fond de conflit entre les États-Unis et l'Iran, continuent d'être un facteur clé dans la détermination des prix. De plus, l'état de l'infrastructure pétrolière au Venezuela et le manque d'investissements devraient rendre difficile une augmentation rapide de la production.
Parallèlement, une évolution préoccupante est enregistrée en Europe. L'inflation en Allemagne a augmenté en août à 2,9 %, contre 2,8 % en juillet, tandis que l'inflation énergétique a bondi à 10,5 %. Chez UBS, on estime que les prix élevés de l'énergie pourraient retarder la baisse des taux d'intérêt en Europe, la Banque centrale européenne devant relever le taux de dépôt à 2,5 % en septembre.
Des investissements importants sont également enregistrés en Asie de l'Est. La Corée du Sud a proposé un budget record de 821 000 milliards de wons pour 2027, soit environ 597 milliards de dollars, avec des investissements étendus dans l'intelligence artificielle et les infrastructures. Entre autres, 1,9 milliard de dollars ont été alloués aux semi-conducteurs et 15,5 milliards de dollars aux infrastructures d'eau, d'électricité et de logistique.
Et au Japon, malgré les baisses sur le marché boursier et la hausse des rendements obligataires, UBS maintient toujours une note attrayante pour les actions locales. L'indice Nikkei 225 a augmenté de plus de 31 % depuis le début de l'année, la banque notant les bénéfices des entreprises, la normalisation de la politique monétaire et les investissements dans l'IA et l'électrification comme des facteurs susceptibles de continuer à soutenir le marché.
L'image présentée par le rapport est claire : les gros titres géopolitiques peuvent être dramatiques, mais pour les investisseurs, l'impact réel est testé par les prix de l'énergie, les taux d'intérêt, les investissements dans les infrastructures et les performances des entreprises.





