Abus de position : un instructeur de sport accusé d'avoir porté atteinte à cinq résidentes vulnérables
Le parquet a déposé un acte d'accusation contre Gilboa Dahan, un instructeur de sport de 52 ans originaire de Netanya, pour des actes indécents commis sur cinq résidentes vulnérables d'un établissement spécialisé. Selon l'accusation, les faits se sont déroulés pendant des séances de sport, parfois même en présence de membres du personnel.
Le parquet a déposé aujourd'hui, mercredi, devant le tribunal de district du Centre à Lod, un acte d'accusation à l'encontre de Gilboa Dahan, instructeur de sport de 52 ans originaire de Netanya. Il est accusé d'avoir commis des infractions sexuelles sur des résidentes d'un établissement pour personnes souffrant de déficience intellectuelle lors de séances de sport.
Selon l'acte d'accusation déposé par l'avocate Tal Gingis Gershon du parquet du district central, Dahan, qui animait des cours de sport et des groupes de marche trois fois par semaine dans l'établissement, a abusé de sa position et de sa proximité avec les résidentes pour commettre, à diverses reprises, des actes indécents sur cinq personnes souffrant de troubles mentaux.
L'acte d'accusation précise que Dahan a perpétré ces actes lors d'activités routinières et de l'utilisation de matériel sportif, parfois même en présence d'un membre du personnel. Le parquet a demandé au tribunal de maintenir l'accusé en détention jusqu'à la fin de la procédure judiciaire.
« Il existe une crainte qu'il ne mette en danger la sécurité publique, et en particulier celle des personnes vulnérables, car il a exploité le handicap des victimes, en vertu de son statut d'enseignant et de sa proximité avec elles, et a fait un usage flagrant de leur corps pour satisfaire ses besoins », a souligné le parquet.
La procureure a insisté sur le fait que Dahan avait choisi des victimes qu'il considérait comme des « proies faciles », sachant qu'elles ne seraient pas en mesure de signaler ses agissements, et pensait ainsi que ses actes ne seraient jamais découverts. Une ordonnance de non-publication interdit de divulguer le nom de l'établissement.





