800 milliards de shekels : le déficit de l'Assurance nationale

Le déficit actuariel de l'Assurance nationale est estimé à près du double du coût de la guerre, et le fonds de réserve censé le couvrir devrait être épuisé dès 2035 — dix ans plus tôt que prévu initialement. Le vieillissement de la population gonfle les allocations, mais la question est de savoir si c'est la seule raison ou s'il y a aussi un échec politique. Gad Lior, commentateur économique de ynet, explique comment nous en sommes arrivés à ce déficit et ce qui devrait se passer lorsque le fonds sera épuisé.

YnetAuteurs : Sharon Kidon, Gad Lior
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800 milliards de shekels : le déficit de l'Assurance nationale
Photo : Ynet / צילום: נמרוד גליקמן

Le déficit attendu de l'Assurance nationale s'élève à 800 milliards de shekels. C'est deux fois le coût de la guerre — une somme énorme qu'il sera difficile de surmonter. Il s'agit d'un déficit de trésorerie où les dépenses annuelles dépassent les revenus. Nous commencerons à ressentir ce déficit d'ici quelques années. Ce déficit découle du fait que les gens vivent plus longtemps, ce qui fait augmenter le montant total des allocations. Il existe un fonds de réserve investi dans des obligations spéciales du ministère des Finances, destiné à couvrir ce déficit les années où les recettes ne suffiront pas, explique Gad Lior, commentateur économique de ynet.

« Beaucoup dans le public ne comprennent pas ce que signifie l'Assurance nationale. Le principe est la garantie mutuelle. Le public actif paie une prime mensuelle tant qu'il est productif et en bonne santé. L'objectif est d'assurer un soutien financier dans les cas où la capacité de gain est altérée — vieillesse, invalidité, chômage, etc. Ce mécanisme est destiné à empêcher une transition rapide de la pauvreté résultant d'une perte de revenu vers l'extrême pauvreté afin de maintenir la stabilité sociale. Des millions d'Israéliens reçoivent des allocations pour toutes sortes de raisons. Sans l'Assurance nationale, il y aurait ici un million ou deux de pauvres supplémentaires. »

« Un effondrement de l'Assurance nationale ne se produira pas. Un État qui permettrait une telle chose n'est pas un État. La signification de l'épuisement du fonds est qu'aux alentours de 2035, il n'y aura plus de réserves pour combler le déficit actuel. Cela ne provoquera pas l'arrêt du paiement des allocations, mais il restera de l'argent pour ne payer qu'une partie des prestations. Dans une telle situation, une pension de vieillesse, qui est déjà très basse, diminuera encore davantage. L'État devra prendre des décisions qui garantiront la poursuite du versement des allocations. »

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