6 ans après : verdict dans l'affaire d'un militant anti-Netanyahou
Le tribunal a rendu son verdict concernant le militant Yishai Hadas pour des faits survenus lors de manifestations rue Balfour. Hadas est acquitté des chefs d'agression et de trouble à l'ordre public, mais reconnu coupable de tentative de dégradation et de menaces.

Six ans après les affrontements houleux lors des manifestations dans la rue Balfour, le tribunal a décidé que le militant Yishai Hadas sera acquitté des chefs d'accusation d'agression contre Rami Ben Yehuda et de comportement susceptible de troubler l'ordre public, mais sera reconnu coupable de tentative de dégradation malveillante de biens et de menaces.
Le juge a déterminé que les preuves ne permettent pas d'établir au-delà de tout doute raisonnable que l'accusé a agressé le plaignant, mais a constaté qu'il a jeté le haut-parleur dans le but de l'endommager et que sa déclaration concernant la fracture de la jambe d'un autre plaignant constituait une menace criminelle. L'audience sur la peine aura lieu dans environ 3 mois.
Selon l'acte d'accusation modifié, le premier chef d'accusation concernait une confrontation entre Hadas, manifestant contre le Premier ministre, et Rahamim Ben Yehuda, l'un de ses partisans. Selon les allégations, après que le plaignant a utilisé un haut-parleur, Hadas a traversé la route, a pris l'appareil des mains du plaignant et l'a jeté sur la route dans le but de l'endommager.
« Je vais lui casser la jambe »
Il a également été allégué que lorsque le plaignant a tenté de récupérer le haut-parleur, Hadas lui a bloqué le passage et l'a poussé, provoquant une blessure. Dans le deuxième chef d'accusation, il a été allégué qu'environ un mois plus tard, lorsqu'on lui a demandé de déplacer son véhicule garé sur un trottoir de la rue Ramban à Jérusalem, il a dit à un autre plaignant : « Il veut que je lui casse la jambe, comme à son ami ».
L'accusation a demandé de reconnaître Hadas coupable de toutes les infractions, s'appuyant sur ses aveux concernant le haut-parleur et les témoignages recueillis. La défense a soutenu que les versions des témoins n'étaient pas fiables et que la vidéo soumise au tribunal ne documentait pas le début de l'événement, ne reflétant pas l'image complète de la situation.
« Je l'ai jeté en l'air »
Le juge a déterminé qu'il n'y a pas de contestation sur le fait que Hadas a jeté le haut-parleur. Le juge a souligné que même si l'appareil ne s'est pas réellement cassé, il suffit que l'accusé ait cherché à faire cesser son fonctionnement en le jetant pour établir l'infraction de tentative de dégradation malveillante. Il a également été déterminé que l'acte ne doit pas être considéré comme une « bagatelle ».
En revanche, concernant l'infraction d'agression, le tribunal a constaté une série de difficultés probatoires. Le juge a examiné les témoignages et a déterminé que certains décrivaient des bousculades mutuelles, sans pouvoir identifier l'instigateur du contact physique. Les vidéos ne permettant pas de prouver que Hadas a agressé le plaignant, il a été acquitté de ce chef et de celui de trouble à l'ordre public.
« Doute raisonnable »
Concernant le deuxième chef d'accusation, le juge a déterminé que la déclaration de Hadas « il veut que je lui casse la jambe aussi, comme à son ami » constitue une menace criminelle. Le verdict a souligné que la question n'est pas de savoir si le plaignant s'est réellement senti menacé, mais s'il s'agit d'une déclaration susceptible d'intimider une personne raisonnable. Le juge a rejeté l'argument selon lequel il ne s'agissait que d'une blague ou de sarcasme.





