10 000 shekels par trajet : amendes pour les opérateurs de transports publics qui embauchent des chauffeurs via des sous-traitants

L'Autorité nationale des transports publics renforce ses contrôles contre l'embauche de chauffeurs via des agences d'intérim. Les opérateurs risquent désormais une amende de 10 000 shekels par trajet effectué en infraction.

CalcalistAuteur : Hofit Cohen-Ulai
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10 000 shekels par trajet : amendes pour les opérateurs de transports publics qui embauchent des chauffeurs via des sous-traitants
Photo : Calcalist / צילום: נמרוד גליקמן

Après des années d'absence d'application, l'Autorité nationale des transports publics lance une lutte contre l'embauche de chauffeurs en violation des directives. Dans une lettre envoyée mardi aux opérateurs de transports publics, le directeur de l'Autorité, David Yosef, a mis en garde contre de lourdes sanctions financières pour les opérateurs qui enfreindraient l'obligation d'embauche directe.

Selon la lettre, un opérateur de transport public, un sous-traitant de services ou toute tierce partie qui emploierait des chauffeurs via des agences d'intérim sera condamné à une amende forfaitaire de 10 000 shekels pour chaque trajet effectué en infraction. L'amende sera déterminée non pas sur la base du nombre d'employés dont l'embauche est interdite, mais sur la base du nombre de trajets effectués, ce qui devrait faire grimper les amendes à des centaines de milliers de shekels.

La décision de renforcer l'application fait suite à des inspections et des résultats de contrôle effectués par l'Autorité nationale. Ceux-ci ont soulevé une crainte réelle que certains opérateurs continuent avec un format d'emploi non conforme aux directives publiées en février dernier. L'Autorité souligne que l'embauche directe est cruciale pour maintenir le niveau de service au public, ainsi que pour les droits sociaux et les conditions salariales des chauffeurs.

« La responsabilité du respect des exigences de la procédure concurrentielle, y compris l'embauche directe des chauffeurs, incombe entièrement à l'opérateur gagnant », a-t-il été précisé dans la lettre.

Afin d'assurer la mise en œuvre des directives, l'Autorité nationale des transports publics devrait étendre ses activités de contrôle. Cette mesure comprendra des inspections surprises sur le terrain et dans les bureaux des entreprises, l'exigence de données courantes, et le croisement d'informations avec les bases de données gouvernementales, y compris l'examen des fiches de paie.

Les opérateurs sont désormais tenus de réexaminer l'ensemble de leurs activités pour s'assurer que le format d'embauche est entièrement conforme aux appels d'offres, afin d'éviter des amendes cumulatives qui pourraient atteindre des millions de shekels.

L'organisation « Koach LaOvdim » (« Force aux travailleurs »), qui représente les chauffeurs chez Superbus, Electra Afikim et Dan BaDarom, a réagi :

« Nous saluons la décision du ministère des Transports. Le remplacement des employés par des chauffeurs intérimaires a entraîné une dégradation du service, comme en témoignent les inspections. Nous continuerons à lutter contre le prochain fléau : le désir des entreprises d'importer des chauffeurs étrangers au détriment des chauffeurs israéliens. »

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