Yémen : au moins 63 morts dans de nouvelles frappes aériennes meurtrières

Une double frappe aérienne au Yémen a fait au moins 63 morts ce week-end. Cette escalade marque la rupture de la trêve de 2022 et ravive les tensions entre les Houthis et la coalition menée par l'Arabie saoudite.

Yémen : au moins 63 morts dans de nouvelles frappes aériennes meurtrières
Photo : Abdullah Sarhan / Wikimedia Commons

Une escalade meurtrière de la guerre civile au Yémen a fait au moins 63 morts et des dizaines de blessés lors de deux frappes aériennes le week-end dernier, selon un bilan publié par les autorités houthis. Il s'agit de l'une des journées les plus sanglantes depuis la reprise des combats entre les rebelles houthis, soutenus par l'Iran, et les forces appuyées par l'Arabie saoudite, de nombreuses femmes et enfants figurant parmi les victimes.

D'après un rapport de l'agence Reuters, le bilan des frappes menées dans le village d'Al-Shurayja, situé dans le district de Bani Hushaysh à l'est de la capitale Sanaa, s'est alourdi à 33 morts contre 27 dans les premiers bilans, tandis que 39 autres personnes ont été blessées. Le porte-parole du ministère de la Santé houthi, Anis Al-Asbahi, a précisé que les victimes comprenaient 13 enfants, huit femmes et 12 hommes. Les responsables houthis ont imputé ces frappes sur des zones résidentielles à l'armée de l'air saoudienne, tandis que Riyad a indiqué examiner ces informations.

La veille, au moins 30 personnes avaient péri et huit autres avaient été blessées dans une frappe visant un marché animé dans la région d'Al-Waziyah, dans la province de Taiz au sud-ouest du pays. Les belligérants se sont rejeté la responsabilité de cette attaque, dont la vérification indépendante demeure difficile. En réaction, le porte-parole militaire houthi, Yahya Sarea, a menacé de représailles, annonçant des opérations armées contre des cibles saoudiennes, incluant des installations pétrolières d'Aramco.

De son côté, la coalition dirigée par l'Arabie saoudite a annoncé avoir intercepté un missile de croisière dirigé vers la région de Riyad. Cette reprise des hostilités réduit à néant la trêve parrainée par l'ONU en 2022, aggravant une crise humanitaire alarmante qui menace la stabilité de toute la région et complique les efforts diplomatiques en cours au Moyen-Orient.

Dans la même rubrique