Yaïr Golan met en garde contre l'Iran en plein débat sur les pouvoirs de guerre

Yaïr Golan met en garde contre une escalade avec l'Iran et critique Netanyahou. En parallèle, juristes et responsables débattent du pouvoir d'un gouvernement de transition en temps de guerre.

Yaïr Golan met en garde contre l'Iran en plein débat sur les pouvoirs de guerre
Photo : Harvey Sapir / PikiWiki Israel / Wikimedia Commons (CC BY 2.5)

Le chef du parti Les Démocrates, Yaïr Golan, a averti dimanche que le risque d'une nouvelle confrontation militaire avec l'Iran ne cesse de croître, affirmant que le Premier ministre Benjamin Netanyahou est dépourvu de la confiance publique, de la légitimité morale et des compétences requises pour diriger une telle campagne. Dans une publication sur le réseau X, M. Golan a appelé à la mise en place rapide d'un gouvernement alternatif.

« Nous sommes parvenus à des cycles d'affrontement récurrents avec l'Iran, ce qui illustre l'ampleur de l'échec de Netanyahou », a déclaré M. Golan. Mettant en avant une alternative politique, il a souligné que Gadi Eisenkot, Avigdor Lieberman, Naftali Bennett, Yaïr Lapid et lui-même disposent d'une profonde expérience sécuritaire. En revanche, il a qualifié le maintien en fonctions de Benjamin Netanyahou, du ministre de la Défense Israel Katz et du ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben-Gvir de menace pour le pays.

Le Débat Juridique sur le Gouvernement de Transition

Au-delà des prises de position politiques, Israël fait face à une interrogation juridique inédite : un Premier ministre dirigeant un gouvernement de transition, après la dissolution de la Knesset, est-il habilité à engager le pays dans un conflit armé d'envergure contre l'Iran ? Cette question suscite des craintes quant à l'utilisation potentielle d'une telle conflagration à des fins politiques pour influencer la composition du futur gouvernement.

Sur le plan constitutionnel, la Loi fondamentale : Le Gouvernement dispose qu'une décision d'entrer en guerre ou de lancer une opération militaire majeure relève du cabinet ou du gouvernement. L'ancien secrétaire du gouvernement Oved Yehezkel a expliqué que la législation n'interdit pas explicitement à un gouvernement de transition de mener une guerre, les restrictions imposées aux gouvernements intérimaires se concentrant principalement sur les nominations et le budget.

Entre Cadre Légal et Contrôle Parlementaire

À l'inverse, le chef de l'opposition Yaïr Lapid, qui avait dirigé un gouvernement de transition lors de l'opération Aube, a rappelé qu'un gouvernement intérimaire doit s'abstenir de modifier durablement la réalité stratégique. En définitive, le droit israélien n'interdit pas formellement à un exécutif de transition de décréter la guerre, à condition que la décision soit validée par le cabinet et non par le Premier ministre seul, plaçant le principal contrôle entre les mains du Parlement et du public.

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