« Vous n'avez aucune idéologie à part la haine de Bibi »
Nous avons réuni une membre du comité central du Likoud et le numéro 15 sur la liste des « Démocrates » pour un débat sur les questions importantes en vue des élections de 2026. Qui est responsable du 7 octobre ? Le blocage des routes est-il légitime ? Et quelles sont les chances d'une coopération entre les deux partis ?

En vue des prochaines élections, nous avons réuni en studio des duos politiques des deux côtés de l'échiquier pour des débats sur les questions importantes à l'ordre du jour — des conséquences de la guerre aux questions sur les réformes judiciaires et économiques, en passant par les échecs de chaque camp.
Dans cet épisode, l'avocate Haya Malul-Gaz, membre du comité central du Likoud, a rencontré Tomer Avital, journaliste et fondateur du lobby « Shakuf » (Transparent), numéro 15 sur la liste du parti des Démocrates.
Commission ou enquête
La première question posée est celle de la responsabilité du 7 octobre. « Celui qui est responsable est bien sûr celui qui a régné ici pendant des décennies, celui qui a ignoré le fait que le peuple d'Israël demandait d'arrêter une réforme destructrice, a divisé le peuple et ignoré les avertissements des responsables militaires », déclare Avital.
« Je ne sais pas qui est responsable, répond Malul-Gaz. Je m'occupe de preuves. Tout le monde est responsable. En termes de culpabilité, je veux une enquête criminelle. Celui qui est coupable peut aller en prison. »
Avital note que le Likoud blâme toujours les autres pour ses échecs. La réponse de Malul-Gaz : « Vous ne dirigez pas le peuple, car vous n'avez aucune idéologie à part la haine de Bibi. »
Il y a les Likoudniks et il y a les Bibistes
Un moment intéressant survient lorsque Avital insiste sur l'échec de la politique de droite de Nétanyahou. Malul-Gaz note : « Il y a les Bibistes et il y a les Likoudniks. Les Bibistes suivent Nétanyahou partout ; les Likoudniks restent au Likoud. » Elle admet que Nétanyahou ne met pas en œuvre une vraie politique de droite, mais « parce qu'il n'y a personne pour battre la folie de vos représentants, nous n'avons pas d'autre choix que de le garder. »
Le prix de ne pas bloquer une route
Sur la légitimité du blocage des routes, Avital affirme : « La protestation est un outil des citoyens qui ne sont pas au pouvoir. Si le blocage est le dernier recours non violent, c'est un outil légitime. » Malul-Gaz est agacée par les appels au refus de servir : « Ça ne vous convient pas, vous ne servez pas dans l'armée ? Ma fille est dans l'armée aujourd'hui. »
Celui qui s'en occupe est le raciste
Interrogée sur le stéréotype ashkénaze/mizrahi, Malul-Gaz déclare : « Nous sommes une société raciste. » Elle accuse les Démocrates d'utiliser un « mizrahi de service ». Avital rétorque : « Celui qui s'occupe de cela tout le temps, c'est le raciste, et malheureusement le seul parti dont la campagne parle de cela est le Likoud. »
Tendre la main à tout le monde — sauf à Nétanyahou
En conclusion, Avital désigne l'échec à renverser le gouvernement après le 7 octobre comme le point central. Malul-Gaz affirme que le peuple ne veut pas de ce camp au pouvoir. Tomer conclut : « Si vous entrez au Likoud, ce sera un souffle d'air frais. » Haya répond en riant : « Si nous siégeons ensemble, je suis partante pour lutter contre les magnats. Vous, je vous crois. »
Réalisateur : Omer Bashari
Assistant réalisateur : Adam Robson
Monteur vidéo : Maayan Kapach
Post-production : Guy Hatzor


