Une femme s'est rasée – et une semaine plus tard, une bactérie « mangeuse de chair » a attaqué son corps

Un cas médical inhabituel publié dans l'« American Journal of Case Reports » décrit une femme de 40 ans ayant développé une infection nécrosante agressive après s'être rasée et avoir utilisé une préparation à base de plantes. Son état a nécessité 12 semaines d'hospitalisation et plusieurs interventions chirurgicales.

Now14Auteur : Efrat Briner
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Une femme s'est rasée – et une semaine plus tard, une bactérie « mangeuse de chair » a attaqué son corps
Photo : Now14 / בית חולים, אילוסטרציה | צילום: קנבה

Un cas médical inhabituel publié dans l'« American Journal of Case Reports » décrit une femme de 40 ans qui a développé en une semaine une infection bactérienne agressive de type nécrose tissulaire, après s'être rasée et avoir utilisé une préparation à base de plantes fournie par un thérapeute alternatif. Son état a nécessité une hospitalisation de 12 semaines, au cours de laquelle elle a subi des ablations chirurgicales répétées des tissus endommagés et un traitement intensif. Les médecins avertissent que même une lésion cutanée mineure peut, dans de rares cas, créer une porte d'entrée pour une infection grave.

Une action routinière s'est terminée par une hospitalisation prolongée et une lutte contre une infection potentiellement mortelle. Selon la description du cas, la femme a appliqué une substance non identifiée sur sa peau après s'être rasée. Environ une semaine plus tard, des douleurs et un gonflement croissants sont apparus, accompagnés de vomissements et de douleurs abdominales. Les examens ont révélé une fasciite nécrosante, une infection bactérienne grave qui se propage rapidement et peut entraîner la destruction des tissus.

Le diagnostic a révélé une gangrène de Fournier, une forme d'infection affectant les tissus de la partie inférieure du corps. Bien que cette maladie soit plus fréquente chez les hommes et les personnes immunodéprimées, la patiente présentait un système immunitaire fonctionnel. « Ce cas souligne que la gangrène de Fournier peut survenir à la suite d'une action mineure dans la zone, même chez des femmes sans déficit immunitaire », ont souligné les médecins.

Les chercheurs restent prudents quant à l'établissement d'un lien de causalité direct. Le Dr Ali Bassi, co-auteur du rapport, précise que le rasage et la préparation à base de plantes doivent être considérés comme des facteurs contributifs possibles. Selon lui, la combinaison de micro-lésions dues au rasage et de l'application d'un produit non stérile a pu créer une ouverture pour les bactéries. Les prélèvements ont révélé la présence d'E. coli, de Klebsiella pneumoniae et d'Enterobacter cloacae.

Le traitement a nécessité une ablation chirurgicale des tissus, une thérapie par pression négative et divers antibiotiques. Durant ses 12 semaines d'hospitalisation, la patiente a subi plusieurs opérations sous anesthésie. Elle s'est finalement rétablie, bien qu'elle ait gardé des séquelles esthétiques et des difficultés à marcher dues aux cicatrices, nécessitant une rééducation.

La fasciite nécrosante est une infection rare mais particulièrement dangereuse en raison de sa propagation rapide. Bien que la gangrène de Fournier soit principalement associée aux hommes et aux personnes souffrant d'affections préexistantes, environ 30 % des cas surviennent chez des personnes par ailleurs en bonne santé. « La gangrène de Fournier est un diagnostic clinique, pas démographique, conclut le Dr Bassi. Les médecins doivent l'envisager chaque fois que des patients présentent une douleur et un gonflement qui s'aggravent rapidement, quel que soit le sexe ou l'état immunitaire. »

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