"Une bassesse particulière" : un employé de l'Autorité de l'immigration a exigé des faveurs sexuelles de femmes en détresse

Lior Tadla Salomon, ancien haut responsable du « bureau éthiopien » de l'Autorité de la population et de l'immigration, a exigé des faveurs sexuelles de femmes en situation de vulnérabilité en échange d'une aide administrative. Reconnu coupable de corruption et d'atteinte à la vie privée, il a été condamné à 12 mois de prison et banni à vie de la fonction publique.

YnetAuteur : Itamar Eichner
Source
"Une bassesse particulière" : un employé de l'Autorité de l'immigration a exigé des faveurs sexuelles de femmes en détresse
Photo : Ynet / צילום: Shutterstock

Le tribunal disciplinaire des fonctionnaires a rendu son verdict concernant Lior Tadla Salomon, employé de l'Autorité de la population et de l'immigration reconnu coupable de corruption et d'atteinte à la vie privée. Le tribunal a ordonné son licenciement immédiat et son interdiction à vie d'exercer dans la fonction publique. Ses indemnités de licenciement, d'un montant d'environ 49 000 shekels, ont été annulées, bien que la moitié de cette somme soit transférée à son épouse, qui n'a pas été impliquée dans ses agissements.

Salomon, né en 1972, travaillait dans la fonction publique depuis 2000 et occupait un poste à responsabilité au sein du « bureau éthiopien » de l'Autorité. Ses fonctions consistaient notamment à vérifier l'éligibilité des immigrants d'Éthiopie et à traiter les demandes de visas.

Selon le verdict, entre 2015 et 2016, Salomon a profité de la vulnérabilité des femmes qui le sollicitaient pour des questions de statut. Il ciblait des femmes en situation économique précaire, souvent isolées ou élevant seules leurs enfants, en échangeant son aide contre des faveurs sexuelles. Il a également traité des dossiers en situation de conflit d'intérêts, en violation des procédures en vigueur.

Dans le cadre de la procédure pénale, Salomon a été reconnu coupable de trois chefs d'accusation de corruption et d'un chef d'atteinte à la vie privée. En août 2025, la Cour suprême a accédé à la demande de l'État et a alourdi sa peine à 12 mois de prison ferme.

Le tribunal disciplinaire a qualifié cette affaire de « particulièrement grave », soulignant que les actes de Salomon étaient « entachés d'une bassesse particulière ». Le tribunal a noté que ces agissements ont gravement nui à la confiance du public dans l'administration. Il a également été souligné que Salomon n'a jamais assumé la responsabilité de ses actes tout au long du processus judiciaire.

Sur la question des indemnités, le tribunal a suivi la position de l'État en refusant le versement de la part publique, tout en autorisant le transfert de la moitié de la somme retenue (environ 24 500 shekels) à son épouse, qui ne travaille pas pour des raisons de santé. Salomon est suspendu de ses fonctions depuis juin 2016. Aucune réponse n'a été fournie au nom de l'intéressé.

Dans la même rubrique