Un nouveau témoignage révèle : un opposant au régime en Iran a été brutalement assassiné
Lors de la nuit du grand massacre des manifestants en Iran, Farid Ramezani a été assassiné. Les forces de sécurité ont identifié un tatouage du Shah sur lui, lui ont tiré dessus à bout portant et ont mutilé son corps. Une photojournaliste qui a documenté la contestation et les attaques en Iran a été condamnée à 15 ans de prison.

L'opposition iranienne a révélé un témoignage accablant sur le meurtre de l'un des manifestants en janvier. Selon les informations recueillies, Farid Ramezani, âgé de 29 ans, a été abattu le 8 janvier dans le quartier d'Ariashahr à Téhéran, lors d'une nuit de répression violente des forces de sécurité contre les manifestants anti-régime.
Selon le témoignage, les forces de sécurité ont d'abord tiré dans le dos de Ramezani. Après qu'il ait été blessé, ils ont identifié sur sa main droite un tatouage de la couronne Pahlavi, symbole de la monarchie iranienne d'avant la République islamique. Tentant de mutiler ce tatouage, ils ont tiré sur sa main avant de lui infliger un tir mortel au front à bout portant.
Le témoignage met également en lumière la souffrance de sa famille : les autorités auraient retenu son corps pendant environ deux semaines après le meurtre, exigeant que les proches paient le coût des trois balles ayant servi à l'exécution avant d'accepter de restituer la dépouille. La famille n'a pas été autorisée à l'enterrer à Téhéran, et il a finalement été inhumé dans le district de Khalkhal, au nord-ouest de l'Iran.
15 ans de prison pour avoir documenté les manifestations
Dans une autre affaire illustrant la pression exercée par les autorités sur les journalistes, la photojournaliste renommée Yalda Moaiery a été condamnée à 15 ans de prison. Moaiery a consacré une grande partie de sa carrière à documenter les manifestations, la résistance au régime et la lutte des femmes dans le pays.
La peine a été imposée en vertu d'une loi promulguée après le conflit militaire entre Israël et l'Iran. Les autorités l'accusent d'avoir accordé des interviews à des médias jugés hostiles et d'avoir transféré des photos à des organisations liées aux États-Unis et à Israël. Moaiery a raconté que lors de perquisitions, les services de renseignement des Gardiens de la révolution ont confisqué tout son matériel, y compris des appareils photo qu'elle possédait depuis l'enfance.
Malgré les arrestations et les interrogatoires, Moaiery reste déterminée : « Aucune de ces punitions ne m'a jamais fait abandonner ma voie, pas même un instant. Le régime m'a tout pris, et la seule chose qu'il me reste est la vérité et mon honnêteté en tant qu'observatrice. »




