Un menu d'affaires à 48 shekels ? Chez Guido, le temps semble s'être arrêté

Dans un monde où le falafel coûte près de 30 shekels, le restaurant de pâtes Guido à Tel-Aviv propose des menus d'affaires à des prix qui semblent impossibles. Pour moins de 60 shekels, les clients profitent d'une entrée, d'une généreuse assiette de pâtes et d'une boisson.

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Un menu d'affaires à 48 shekels ? Chez Guido, le temps semble s'être arrêté
Photo : העסקיות של גווידו. ראשונה, עיקרית ושתייה ב-53 שקלים | צילום: לין לוי, mako אוכל

Vous souvenez-vous de l'époque où les menus d'affaires permettaient de déjeuner rapidement et à petit prix au milieu d'une journée de travail ? Aujourd'hui, ce concept a pratiquement disparu face à la hausse du coût de la vie. Entre pénurie de personnel et charges exorbitantes, les restaurateurs peinent à proposer des repas abordables. Même dans les établissements spécialisés dans le houmous, le prix d'un déjeuner dépasse souvent les 50 shekels. Pourtant, Asaf Shami, propriétaire du restaurant de pâtes Guido, semble être le dernier « juste » de Tel-Aviv, proposant d'excellents menus entre 53 et 57 shekels.

Une touche de nostalgie

Du dimanche au jeudi, de 12h00 à 18h00, Guido propose une formule où la commande d'un plat de pâtes ou d'un plat principal inclut une entrée et une boisson. Le choix des entrées est varié : soupe du jour, salade César ou pain à l'ail. Parmi les 10 variétés de pâtes proposées, six coûtent moins de 60 shekels, et l'une d'entre elles est affichée à seulement 48 shekels. En prime, le vin maison est proposé à 19 shekels le verre et 59 shekels la bouteille.

La qualité est au rendez-vous. Les zitis à la sauce tomate, mozzarella et parmesan (53 shekels) sont savoureux et généreux, rappelant une cuisine familiale. Les spaghettis aux aubergines, tomates et basilic (57 shekels) surprennent par leur richesse et la générosité des portions. Même la « petite » salade César s'avère consistante, et la soupe aux lentilles est épaisse et réconfortante.


Certes, vous n'y trouverez pas de tendances gastronomiques complexes, mais trouver un déjeuner à ce prix aujourd'hui est un véritable défi. Lorsque le coût du stationnement dans le quartier dépasse celui du repas, les efforts d'Asaf Shami méritent d'être salués. Guido ne mise pas sur un design sophistiqué, mais sur une authenticité qui rappelle le légendaire restaurant HaShdera, qui, il y a 20 ans, avait révolutionné la scène locale avec des plats entre 15 et 30 shekels.

34 boulevard Ben Gourion, Tel-Aviv. Non casher.

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