Un habitant de Beer-Sheva arrêté pour tentative de ré-enlèvement d'une jeune femme

Un habitant de Beer-Sheva de 24 ans a été arrêté, soupçonné d'avoir tenté d'enlever une jeune femme dans une auberge, dix jours après son sauvetage à Hébron. Le tribunal a prolongé sa détention de deux jours, malgré les arguments de la défense sur la libération des autres suspects.

Israel HayomAuteur : Avi Cohen
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Un habitant de Beer-Sheva arrêté pour tentative de ré-enlèvement d'une jeune femme
Photo : Israel Hayom / תיעוד מרגע איתור הצעירה. צילום: דוברות המשטרה

Le tribunal de première instance de Tel-Aviv a prolongé ce dimanche de deux jours la détention d'un habitant de Beer-Sheva âgé de 24 ans. L'homme est soupçonné d'implication dans l'enlèvement d'une jeune femme à Hébron et dans une tentative de l'enlever à nouveau depuis l'auberge où elle avait été transférée après son sauvetage.

L'affaire a débuté il y a environ dix jours, lorsque la jeune femme a été enlevée dans une auberge de la région de Tel-Aviv pour être emmenée à Hébron. Elle a été secourue lors d'une opération conjointe de la police, de Tsahal et de la police palestinienne. Selon les enquêteurs, le suspect a agi au sein d'un groupe incluant des membres de la famille de la victime. Deux de ses sœurs ont également été interrogées, mais ont été libérées en résidence surveillée sans audience de prolongation de détention.

Lors de l'audience, la police a indiqué qu'après son sauvetage, la jeune femme avait été placée dans une auberge de la communauté LGBTQ. Elle a par la suite signalé la présence du suspect sur les lieux en compagnie d'un complice. Craignant un nouvel enlèvement, elle s'est réfugiée dans le bâtiment, a demandé au personnel de verrouiller les accès et a alerté la police.

La police a confirmé qu'aucun contact physique ni menace verbale n'ont eu lieu lors de ce second incident. Toutefois, les soupçons de tentative d'enlèvement reposent sur son implication présumée dans le premier rapt. Le suspect a reconnu un lien avec les deux événements, avançant une « version innocente », et aurait abordé un policier de sa propre initiative en déclarant : « Vous me cherchez ».

La police a retenu contre le suspect les chefs d'accusation d'atteinte à la vie privée, menaces, complot en vue de commettre un crime et enlèvement, demandant une prolongation de sept jours pour éviter toute entrave à l'enquête. L'avocat de la défense a exigé sa libération sous conditions, soulignant l'absence d'acte concret contre la victime et dénonçant une application sélective de la loi, les sœurs de la jeune femme ayant été remises en liberté.

Le juge Ronen Ilan, après examen des éléments, a confirmé l'existence de soupçons raisonnables. Dans sa décision, le juge a noté que la présence du suspect à proximité de la victime « soulève des questions et justifie les soupçons ». Néanmoins, le tribunal a rejeté la demande de détention prolongée, limitant le maintien en détention à deux jours pour permettre la poursuite de l'enquête.

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