Requête urgente après la diffusion d'une vidéo de la détenue Agam Tzarfi
Une requête urgente a été déposée à Tel-Aviv pour contester la diffusion d'une vidéo montrant la détenue Agam Tzarfi menottée et humiliée au sein d'un centre de détention.

À la suite de la diffusion d'images montrant la détenue Agam Tzarfi, âgée de 19 ans, conduite menottée dans un centre de détention le buste courbé vers le sol, une requête urgente a été déposée ce jeudi auprès du Tribunal de district de Tel-Aviv afin de demander une injonction immédiate contre le Service des prisons d'Israël (SPI).
La requête exige également que le SPI révèle quel responsable de son service de communication a autorisé la transmission de la vidéo aux médias et explique la finalité de cette diffusion.
Conditions de détention et procédure
Cette demande s'inscrit dans le cadre d'un recours déposé par Tzarfi concernant ses conditions de détention. Selon le document judiciaire, elle a été placée à l'isolement et privée d'appels téléphoniques ainsi que de visites jusqu'au 1er octobre, à l'exception des entretiens avec l'un de ses avocats dans l'affaire principale.
La requête affirme qu'après le dépôt du recours, une vidéo filmée à l'intérieur de la prison a été diffusée. On y voit Tzarfi escortée par un agent masqué de l'unité Yamz, les mains menottées dans le dos, le corps plié à angle droit et le竍visage tourné vers le sol. Le document soutient également que les agents perquisitionnent sa cellule devant les caméras.
Traitement humiliant et injustifié
L'avocat de la défense a soutenu que la diffusion de cette vidéo constitue une violation de la vie privée, en invoquant la loi sur la protection de la vie privée qui interdit de publier l'image d'une personne dans des circonstances de nature à l'humilier. Il a également souligné que le calendrier de la publication nuit au droit de la détenue à un procès équitable.
Le Bureau du défenseur public a qualifié ces images de :
Document témoignant d'un traitement humiliant, dégradant et injustifié envers une détenue, constituant une grave atteinte aux droits fondamentaux de tout prisonnier dans un État démocratique.
La motion d'urgence demande au tribunal de tenir une audience rapide, d'ordonner au SPI de nommer le fonctionnaire responsable et d'interdire toute fuite future concernant Agam Tzarfi.





