Trump a refusé de revenir aux accords avec l'Iran ; l'OTAN s'inquiète d'une vulnérabilité face à la Russie
Le Premier ministre qatari a rencontré de hauts responsables à Téhéran pour appeler à la diplomatie, mais la Maison Blanche a clarifié qu'aucune négociation n'était en cours et que la pression économique se poursuivait. Parallèlement, l'OTAN s'alarme d'une pénurie critique de missiles Patriot, craignant que l'alliance ne soit exposée à des frappes russes.

Alors que les États-Unis ont adopté une stratégie de pression économique sur l'Iran et que les contacts se poursuivent entre Téhéran et Oman concernant l'ouverture du détroit d'Ormuz, le président américain Donald Trump a clarifié jeudi qu'aucune négociation n'était en cours. « Nous ne voulons pas leur parler », a déclaré le président aux journalistes dans le Bureau ovale, « nous ne cherchons pas non plus à les rencontrer ». Le Wall Street Journal rapporte que l'administration a notifié à plusieurs reprises aux médiateurs qu'elle n'avait aucun intérêt à revenir aux termes du mémorandum d'entente de juin, compliquant ainsi les efforts diplomatiques.
Cette impasse frustre les pays du Golfe, dont l'économie et le tourisme ont été durement touchés par la guerre. Le Premier ministre qatari Mohammed Al Thani s'est rendu à Téhéran pour tenter de favoriser un « environnement propice au dialogue ». Cependant, selon un rapport de l'agence AP, l'armée américaine fait face à une pénurie « au-delà du critique » d'intercepteurs de missiles en Europe, en raison de la guerre en Iran. Les responsables de l'OTAN confirment que les stocks de Patriot sont dangereusement bas, exposant les pays de l'alliance à d'éventuelles attaques russes.
Siège économique et blocage diplomatique
Al Thani a rencontré le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf et le président Masoud Pezeshkian pour discuter de propositions concernant le détroit d'Ormuz, notamment un corridor maritime conjoint et le déminage. Les Gardiens de la révolution ont réaffirmé que « la souveraineté iranienne sur le détroit d'Ormuz reste ferme ».
La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a souligné que Trump « continue de garder toutes les options sur la table ». Elle a ajouté qu'après la destruction des capacités militaires iraniennes lors de l'opération « Fureur épique », une opération de « boycott économique » est désormais en cours pour détruire l'économie du régime.




