Tel-Aviv : prison avec sursis après le vol d'un téléphone leurre de police
Un tribunal de Tel-Aviv a condamné un Érythréen à une peine avec sursis pour agression après qu'il a volé un téléphone leurre à un policier banalisé lors d'une opération.

Le tribunal de paix de Tel-Aviv a condamné un ressortissant érythréen de 35 ans à une peine de prison avec sursis à la suite d'une opération policière sous couverture impliquant un téléphone leurre. Le prévenu, Philmon Hadish Michael, a été reconnu coupable d'agression en vue de commettre un vol, bien qu'il ait été acquitté de l'infraction d'entrave à la justice.
L'incident s'est produit tard dans la nuit sur la rue Derech Salameh, dans le sud de Tel-Aviv. Dans le cadre d'une opération proactive, un policier en civil était étendu sur le trottoir, un téléphone portable factice dans la poche. Michael est d'abord passé devant l'agent avant de rebrousser chemin, de plonger la main dans sa poche et de s'emparer de l'appareil. Lorsque le policier a tenté de retenir le téléphone, une lutte s'ensuivit, au cours de laquelle le prévenu a arraché l'objet avec agressivité.
Rejet des arguments de la défense
Au cours du procès, la défense a soutenu que l'opération s'apparentait à une incitation illégale à commettre une infraction. Le juge Miri Hart Ritz a toutefois rejeté ces allégations, estimant que la lutte physique engagée par l'accusé était incompatible avec l'argument selon lequel il aurait « cédé » par mégarde. La magistrate a souligné que le prévenu ignorait qu'il avait affaire à un policier en civil et à un faux téléphone.
Le parquet avait requis une peine de cinq mois d'emprisonnement ferme, invoquant la protection de la propriété et de la sécurité publique. De son côté, la défense a mis en avant le casier judiciaire vierge de l'accusé, son statut de demandeur d'asile arrivé seul en Israël à l'âge de 16 ans, ainsi que des difficultés personnelles consécutives à une blessure à la jambe.
Condamnation avec sursis
Tout en refusant d'annuler la condamnation, le juge Hart Ritz a accordé un poids significatif aux circonstances inhabituelles de l'affaire, qualifiant l'agression de « mineure ». Le tribunal a finalement condamné Michael à deux mois d'emprisonnement avec sursis pour une période de trois ans.





