« Tant que le Hamas n'est pas désarmé - il n'y a pas de place pour le progrès » : la présidente du conseil d'Eshkol attaque le cabinet

La présidente du conseil régional d'Eshkol, Michal Uziahu, a vivement critiqué la décision du cabinet politico-sécuritaire de lancer un projet pilote de « Conseil de la paix » à Gaza avant le désarmement du Hamas. Elle insiste sur le fait qu'il s'agit d'une exigence de sécurité fondamentale pour les résidents de la zone frontalière.

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« Tant que le Hamas n'est pas désarmé - il n'y a pas de place pour le progrès » : la présidente du conseil d'Eshkol attaque le cabinet
Photo : צילום: Walla.co.il

Le cabinet politico-sécuritaire a approuvé dimanche le lancement de la phase pilote du programme d'introduction du « Conseil de la paix » dans la bande de Gaza. Cette démarche s'inscrit dans un cadre plus large visant à rétablir les services de base, l'aide humanitaire et à mettre en place des infrastructures civiles dans les zones qui ne sont plus sous le contrôle du Hamas.

À la suite de cette annonce, la présidente du conseil régional d'Eshkol, Michal Uziahu, a adressé une lettre virulente au cabinet politico-sécuritaire pour condamner cette décision : « Pour les habitants de la zone frontalière, qui ont payé le prix le plus lourd le 7 octobre, il ne s'agit pas d'une question politique mais d'une exigence de sécurité fondamentale qui garantira qu'une telle réalité ne se reproduise pas ».

« Nous soutenons la promotion d'une réalité stable et sûre dans la région, mais une véritable stabilité ne peut reposer sur l'hypothèse que le Hamas continuera d'exister au-delà de la clôture. Tant que l'organisation terroriste n'est pas désarmée et n'a pas perdu ses capacités militaires et gouvernementales, il n'y a pas de place pour progresser dans les étapes de réhabilitation de la bande », a-t-elle ajouté.

Suite à la décision du cabinet, le mouvement « Avenir pour la zone frontalière » a exigé des réponses du gouvernement : « Cette décision rend-elle les habitants de la zone frontalière plus en sécurité ? Si la réponse n'est pas sans équivoque, il ne faut pas avancer ».

Selon le mouvement, tout processus de réhabilitation ou toute démarche politique doit débuter uniquement après que le Hamas aura cessé d'être une menace militaire et gouvernementale pour l'État d'Israël. « Il est impossible de parler du "jour d'après" alors qu'il n'y a toujours pas de certitude que la menace d'"hier" a été éliminée ; les habitants de la zone frontalière ne se contentent pas de promesses et ne sont pas prêts à revenir au 6 octobre », a déclaré le groupe.

Tout plan futur doit inclure des mécanismes de surveillance et de contrôle efficaces qui garantiront la liberté d'action sécuritaire de Tsahal, la capacité de suivre en temps réel la situation dans la bande et la détection précoce de toute tentative de réorganisation des éléments terroristes.

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