Les accords d'excédents pénalisent le bloc de Nétanyahou au Parlement israélien
La répartition finale des sièges révèle que les accords d'excédents ont coûté un mandat au bloc de Nétanyahou. La loi norvégienne pourrait faire entrer Effi Nave à la Knesset.

La répartition finale des sièges à la suite des récentes élections en Israël révèle que les accords sur les votes excédentaires ont pénalisé le bloc de droite dirigé par le Premier ministre Benyamin Nétanyahou, modifiant l'équilibre électoral.
Une analyse des résultats factuels indique que ces accords ont joué directement contre le parti Likoud et ses alliés. Sans ces ententes, le parti Shas aurait obtenu un siège supplémentaire aux dépens de listes concurrentes, modifiant la dynamique des blocs. Contrairement aux élections de 2022, où les accords sur les excédents avaient octroyé un mandat supplémentaire au Likoud, ce mécanisme a cette fois entraîné une perte nette pour la coalition sortante.
La loi norvégienne et les permutations parlementaires
Parallèlement, les dispositions de la loi norvégienne s'apprêtent à générer une dynamique politique singulière dès l'investiture de la nouvelle Knesset. Les ministres réélus peuvent démissionner de leur siège de député avant qu'un nouveau gouvernement ne soit formé, permettant ainsi aux candidats suivants sur la liste du Likoud d'entrer au Parlement.
Cette manœuvre procédurale devrait permettre l'entrée d'Effi Nave, placé en 36e position sur la liste électorale du Likoud. Cette entrée pourrait toutefois être de courte durée : si un gouvernement est formé sans la coalition actuelle, ces députés nommés en vertu de la loi norvégienne perdront leur mandat. Un précédent similaire s'était produit après les élections de 2021, lorsque les ministres du Shas avaient eu recours à cette loi durant la période de transition précédant l'investiture du gouvernement Bennett-Lapid.
Eisenkot et Golan affichent leurs ambitions
Dans un contexte d'incertitude politique persistante, Gadi Eisenkot a commencé à diffuser des messages enregistrés pour consolider sa position. Il s'est engagé à travailler avec rigueur pour mériter la confiance du public, soulignant sa détermination à former un nouvel exécutif.
De son côté, Yair Golan, chef du parti Les Démocrates, a lancé une vive attaque verbale contre Benyamin Nétanyahou. Golan a affirmé que le Premier ministre craint les répercussions d'une alternance politique, promettant d'instituer une commission d'enquête étatique dès qu'une nouvelle administration entrera en fonction.




