Une escalade militaire dans le sud de la Syrie évitée de justesse in extremis
Une escalade militaire dans le sud de la Syrie a été évitée de justesse la semaine dernière grâce à une médiation américano-arabe, sur fond de tensions persistantes et de craintes d'ingérence.

Une escalade militaire majeure dans le sud de la Syrie a été évitée de justesse la semaine dernière grâce à d'intenses efforts diplomatiques menés par les États-Unis et des nations arabes, selon des reportages de la presse régionale. La crise découlerait de tensions entre le gouvernement islamiste de Damas et les factions druzes de la région d'Assoueïda.
Des responsables de Damas ont affirmé que des éléments druzes planifiaient une attaque visant à provoquer une riposte gouvernementale, ce qui aurait déclenché une intervention militaire israélienne. Des sources syriennes ont soutenu qu'Israël cherchait à entraîner le gouvernement du président syrien par intérim Ahmed al-Charaa dans un conflit pour élargir ses opérations militaires dans le sud du pays.
Des initiatives de médiation ont débuté mardi dernier, associant des efforts américains, arabes, européens et des médiateurs druzes pour faciliter les échanges entre M. al-Charaa et le leader spirituel druze Hikmat al-Hijri. L'escalade a été évitée de justesse mardi soir, coïncidant avec la visite à Damas de l'émissaire américain Tom Barrack. Les sources soulignent que cette trêve reste extrêmement fragile.
Au cours de sa réunion avec M. al-Charaa, l'émissaire américain a abordé ces tensions régionales. Les responsables syriens ont indiqué que Damas privilégiait toujours une solution politique et des négociations avec Israël, tout en avertissant que cette inclination n'excluait pas une campagne militaire prolongée si nécessaire. Damas a estimé que le comportement israélien ne témoigne pas d'une volonté sincère de paix.
En réponse, l'émissaire américain a assuré que Washington faisait pression sur Israël pour privilégier le dialogue politique. Parallèlement, Damas redoute que des milices pro-iraniennes, des cellules du Hezbollah, des milices irakiennes, des partisans du régime d'Assad et des cellules de Daech n'exploitent une telle escalade pour relancer leurs activités subversives.




