Sous tension extrême
Tsahal opère sous une tension extrême sur quatre fronts. Au Liban, l'armée marche sur une corde raide, cherchant à répondre aux menaces et à l'incident meurtrier récent sans compromettre les négociations. À Gaza, les opérations proactives sont désormais soumises à un contrôle politique strict, tandis qu'en Judée-Samarie, le Commandement du Centre évalue de nouvelles opérations contre les camps de réfugiés face à la montée de la criminalité nationaliste. Les préparatifs en vue d'un conflit potentiel avec l'Iran restent une priorité.

Tsahal entame un week-end particulièrement tendu, ouvrant un point d'interrogation dramatique sur les quatre fronts principaux. La situation pourrait basculer à tout moment.
L'Iran est toujours défini comme un front central. Tsahal se trouve à une étape significative de la préparation de plans supplémentaires, basés sur une réflexion prospective. Il existe une coopération étroite avec les Américains : les forces sont en contact quotidien pour s'assurer que les plans opérationnels en cas de campagne à grande échelle sont coordonnés, tant en défense qu'en attaque. Tsahal réitère que l'armée est en état d'alerte maximale. Au cours du mois dernier, il y a eu au moins deux fois où Tsahal était certain d'entamer une campagne, mais Donald Trump a bloqué l'attaque. Les hauts responsables de la sécurité expliquent que la coopération avec les Américains est un avantage stratégique. En cas d'escalade, les responsables s'efforceront de créer une banque de cibles exceptionnelle pour un effet rapide, afin d'éviter une longue guerre comme lors de l'opération « Rugissement du lion ».
Le front libanais
Tsahal poursuit son enquête sur l'explosion meurtrière au Liban qui a tué le major (rés.) Harel Birenstock et le sergent-major (rés.) Tamir Vaknin, et blessé quatre autres combattants. Les forces ont effectué un raid sur le site dans le village de Majdal Zoun. Tsahal a annoncé que le Hezbollah avait violé le cessez-le-feu, l'utilisation d'un engin explosif contre des soldats constituant une violation des accords. Les attaques se concentrent dans le village d'Al-Mansouri, situé à l'intérieur de la « ligne jaune ». Malgré les avertissements, les habitants ont commencé à revenir, ce qui inquiète l'appareil de sécurité. Tsahal est déterminé à empêcher ce retour, le village étant situé à seulement 13 km de la frontière.
La situation dans le sud du Liban est délicate. Tsahal veille à ne pas démanteler le cadre consensuel tout en fortifiant sa présence dans la zone de la « ligne jaune ». Le Commandement du Nord analyse le terrain pour établir une réalité plus permanente pour les forces. Des pourparlers tendus sont en cours avec le Liban concernant le mécanisme de supervision des efforts de démilitarisation de l'armée libanaise. Le Hezbollah tente activement de saboter ces négociations. L'échelon politique doit maintenant décider s'il faut démanteler les infrastructures souterraines restantes sur la crête d'Ali-Tahar et évaluer l'impact sur le cadre global.
La bande de Gaza
La liberté d'action du Commandement du Sud a été réduite. Alors que des dizaines de terroristes du Hamas étaient éliminés quotidiennement ces derniers mois, le rythme des attaques a considérablement chuté. Le niveau d'approbation des actions proactives a été élevé jusqu'au chef d'état-major pour assurer une coordination politique. Bien qu'il n'y ait pas de déclaration officielle selon laquelle les forces n'agiront que contre des menaces immédiates, c'est la réalité actuelle sur le terrain. Une impasse dangereuse existe concernant la démilitarisation et le retrait : le Hamas doit-il être désarmé avant que Tsahal ne recule, ou ces étapes peuvent-elles être effectuées en parallèle ?
Judée-Samarie
Le secteur de Judée-Samarie est en ébullition après l'attentat qui a tué Banyahu Malet et le major Yuval Ezra. Au moins 24 bataillons sont déployés, procédant à des arrestations massives et à la cartographie des maisons des terroristes. Il existe une pression immense de la part des résidents sur le ministre de la Défense Israël Katz, qui affirment que la réponse est insuffisante. Le ministre a chargé Tsahal de soumettre des plans pour la conquête d'un autre camp de réfugiés. Cependant, la division de Judée-Samarie ne voit pas de nécessité opérationnelle à cela, car cela nécessiterait un engagement massif de forces. Au lieu de cela, Tsahal se prépare à des opérations ciblées, comme à Qalandiya, pour viser l'infrastructure du Hamas et les terroristes isolés. Le Commandement du Centre peine également à contrôler les incidents de criminalité nationaliste, craignant qu'ils ne rallument une instabilité sécuritaire globale.



