Le Somaliland prêt à envoyer 2 000 soldats pour la force à Gaza
Le président du Somaliland, Abdirahman Mohamed Abdullahi, a annoncé la disposition de son pays à envoyer jusqu'à 2 000 soldats pour la force de stabilisation à Gaza.

Le président du Somaliland, Abdirahman Mohamed Abdullahi, a déclaré que son pays est prêt à envoyer jusqu'à 2 000 soldats pour intégrer la force internationale de stabilisation prévue dans la bande de Gaza. Dans un entretien accordé au Jerusalem Post en marge de la conférence MEAD, le président a précisé que le Somaliland attendait une demande officielle d'Israël ou des États-Unis.
Troupes et Missions
"S'ils le demandent, nous pourrons fournir des soldats", a affirmé M. Abdullahi. Il a souligné que son pays ne propose pas de se joindre à la force de sa propre initiative, mais qu'il est prêt à le faire en cas de sollicitation. La force internationale de stabilisation devrait compter à terme environ 20 000 militaires.
Les missions qui lui seront confiées comprennent le maintien de la sécurité dans l'enclave, la formation de policiers palestiniens, l'acheminement de l'aide humanitaire et la prévention de toute tentative du Hamas de rétablir son contrôle militaire à Gaza. Plusieurs pays ont déjà exprimé leur disposition à participer à cette coalition menée par les États-Unis.
Relations Diplomatiques
L'armée du Somaliland compte environ 25 000 soldats, ainsi qu'une garde côtière d'environ 1 500 personnels. Cette déclaration intervient sur fond de renforcement des liens entre le Somaliland et Israël. En décembre, l'État hébreu est devenu le premier pays à reconnaître officiellement le Somaliland comme État indépendant.
"Le Somaliland bénéficie d'une attention bien plus grande grâce à la reconnaissance d'Israël", a déclaré le président. "Pendant 35 ans, nous avons demandé au monde entier de nous voir, et désormais on nous prête attention."
En juin, le Somaliland a ouvert une ambassade à Jérusalem lors de la première visite officielle de M. Abdullahi en Israël. Le président doit s'entretenir la semaine prochaine avec des législateurs américains, dont le sénateur républicain Ted Cruz.



