Soupçon : une femme de 24 ans s'est fait passer pour un homme nommé « Uriel Hazan » et a commis des infractions sexuelles
Le nom que les femmes connaissaient était « Uriel Hazan ». Elles pensaient interagir avec un homme en ligne, mais les enquêteurs soupçonnent qu'une femme de 24 ans originaire de Petah Tikva se cachait derrière ce profil. Le tribunal de première instance de Petah Tikva a prolongé sa détention jusqu'au 13 août pour suspicion d'infractions sexuelles graves, notamment de viol et d'actes indécents, commises par tromperie.

Le nom que les femmes connaissaient était « Uriel Hazan ». Elles pensaient interagir avec un homme en ligne, mais les enquêteurs soupçonnent qu'une femme de 24 ans originaire de Petah Tikva se cachait derrière ce profil. Aujourd'hui, lundi, le tribunal de première instance de Petah Tikva a prolongé sa détention jusqu'au 13 août pour suspicion d'infractions sexuelles graves commises sur des femmes ayant fait sa connaissance sous cette fausse identité.
La police impute à la jeune femme des faits de viol et d'actes indécents. Le soupçon repose sur le fait que le consentement des plaignantes aurait été obtenu par fraude, ces dernières étant persuadées d'être en contact avec un homme. Selon la police, la suspecte aurait contraint certaines femmes à accomplir des actes sexuels dans le cadre de ces relations.
L'affaire a été portée à la connaissance de la police le 26 juillet. Plusieurs femmes d'une vingtaine d'années ont rapporté un scénario similaire : une relation en ligne avec une personne se présentant sous le nom d'« Uriel Hazan ». La police soupçonne qu'il s'agit d'un comportement récurrent sur plusieurs années et cherche actuellement à identifier d'autres victimes potentielles.
Lors de son interrogatoire, la suspecte a reconnu avoir entretenu ces relations et avoir usurpé une identité, mais nie formellement avoir commis les infractions sexuelles qui lui sont reprochées.
Le juge Guy Avnon, après examen des éléments de l'enquête, a estimé qu'il existait une base solide pour les soupçons. « Les nombreux éléments recueillis par l'unité d'enquête établissent une suspicion raisonnable quant à la commission des infractions imputées », a-t-il déclaré, tout en précisant qu'il ne s'agissait à ce stade que d'allégations.
Le tribunal a accédé à la demande de la police de prolonger la détention de quatre jours, invoquant le danger sexuel et le risque d'entrave à l'enquête. Malgré l'absence d'antécédents judiciaires, son service militaire et sa coopération, le juge a estimé qu'une remise en liberté n'était pas envisageable à ce stade.
L'avocat de la défense, Me Erez Bar Zvi, a soulevé le risque d'une « contamination de l'enquête », affirmant que les plaignantes ne se sont manifestées qu'après que la suspecte a été contactée par l'émission « Les Imposteurs » de Haim Etgar. La défense soutient que sa cliente n'a envoyé aucune photo ou vidéo à caractère sexuel.
Le juge Avnon a rendu une décision intermédiaire : l'identité réelle de la suspecte reste protégée par une interdiction de publication, mais le nom d'« Uriel Hazan » est autorisé à la diffusion afin de permettre à d'autres victimes potentielles de se faire connaître.




