D'ancien combattant à étudiant en médecine : un parachutiste intègre l'Université d'Ariel

Ancien combattant des parachutistes ayant servi à Gaza, au Liban et en Syrie, Maayan, 24 ans, a entamé ses études de médecine à l'Université d'Ariel après avoir cumulé plus de 300 jours de réserve.

Source :Israel Hayom
D'ancien combattant à étudiant en médecine : un parachutiste intègre l'Université d'Ariel
Illustration FilIsrael : AI Generated

Du champ de bataille aux études de médecine

Pour Maayan, 24 ans, l'avenir semblait tracé vers les mathématiques ou l'ingénierie. Cependant, son service militaire de combat en tant que parachutiste, marqué par la guerre dans la bande de Gaza, au Liban et en Syrie, a bouleversé ses projets. Il a ainsi entamé cette semaine ses études de médecine au sein du nouveau programme en six ans de l'Université d'Ariel.

Quatre-vingts étudiants ont intégré cette année la première promotion du programme de médecine en six ans de la Faculté de médecine Miriam et Sheldon Adelson. Ils rejoignent 140 étudiants inscrits dans le cursus en quatre ans, actif depuis 2019.

Un déclic sous le feu en opération

Maayan s'est engagé dans les parachutistes à l'âge de 20 ans. Après sa libération du service régulier, il a poursuivi ses services de réserve de manière intensive, cumulant plus de 300 jours de réserve au cours des dix-huit derniers mois.

« Lorsque nous avons combattu dans la bande de Gaza, nous avons fait face à une confrontation avec neuf blessés et un mort. En tant que combattant, je savais comment riposter et gérer la situation tactiquement, mais sur le plan médical, je ne connaissais que les gestes de base comme poser un garrot. Voir un soldat saigner m'a profondément frustré, et c'est là que j'ai su que je devais devenir médecin », raconte-t-il.

Reprise des études et conciliation avec la réserve

La transition vers la médecine a exigé des efforts considérables, combinant examens psychométriques et préparation intensive tout en effectuant des missions de réserve. L'annonce de son admission, reçue juste avant la rentrée, concrétise son rêve de jeunesse.

« C'est un privilège immense de faire partie de la première cohorte de la faculté », confie Maayan, nouvellement marié, dont l'épouse aspire également à étudier la médecine prochainement.

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