Le Sionisme religieux s'attire les foudres de l'opposition avec une vidéo par IA
Le parti du Sionisme religieux a suscité une vive indignation en publiant une vidéo par IA montrant de hauts responsables de la justice arrêtés, alors que Bezalel Smotrich et Simcha Rothman dévoilaient un vaste plan de réforme judiciaire.

Le parti du Sionisme religieux a publié une vidéo générée par IA montrant le président de la Cour suprême Yitzhak Amit et la procureure générale Gali Baharav-Miara traînés par des agents de sécurité après avoir prétendument été arrêtés lors d'une manifestation. Cette vidéo a été diffusée dans le cadre de la présentation de la réforme judiciaire promue par le ministre des Finances Bezalel Smotrich et menée par le président de la commission de la Constitution, le député Simcha Rothman.
Vives réactions de l'opposition
Le leader du parti Yashar, Gadi Eisenkot, a vivement condamné cette publication : « Je condamne avec la plus grande fermeté cette vidéo abjecte et violente mise en ligne par Bezalel Smotrich. En pleine période des Dix Jours de pénitence, à la veille de Yom Kippour, ils n'ont rien appris du 7 octobre. Dans leur détresse politique, ils sont prêts à entraîner la société israélienne dans l'abîme. »
De son côté, le leader des Démocrates, Yair Golan, a qualifié la vidéo d'incitation dangereuse : « Ceux qui désignent les juges de la Cour suprême et la procureure générale comme des ennemis savent exactement ce qu'ils font. Le 27 octobre, nous y mettrons un terme, nous les remplacerons et nous restaurerons une direction responsable pour Israël. »
« C'est un plan fondamental pour replacer la démocratie israélienne sur la bonne voie. Les citoyens israéliens ont prouvé maintes fois qu'ils veulent de la gouvernance, de la sécurité et un véritable État de droit », a déclaré le député Simcha Rothman.
Les grands axes de la réforme proposée
Le programme présenté par Smotrich et Rothman se concentre sur l'annulation de la clause de raisonnabilité, la modification du système de nomination des juges, la promotion de la clause dérogatoire et la scission du rôle de conseiller juridique du gouvernement. Le plan prévoit également de limiter la durée des enquêtes et de supprimer le délit d'abus de confiance, tout en renforçant le contrôle politique sur les nominations de haut rang.





