Smotrich annonce de nouvelles coupes de 2,6 milliards pour la défense
Le ministre des Finances Bezalel Smotrich a annoncé une coupe budgétaire de 2,6 milliards de s(h)ekels pour la défense, prélevée sur des budgets civils, suscitant de vives réactions.

Le ministre des Finances Bezalel Smotrich a annoncé mercredi lors de la conférence annuelle de l'Association des maisons d'investissement que le gouvernement devrait approuver une nouvelle coupe budgétaire de 2,6 milliards de s(h)ekels pour des besoins de défense urgents. M. Smotrich a critiqué l'appareil de défense, affirmant que son désaccord ne porte pas sur la nécessité d'un renforcement militaire, mais sur « la manière de l'exécuter avec efficacité économique ».
Ses propos interviennent quelques heures seulement après qu'il a été demandé aux ministres d'approuver par vote téléphonique rapide via WhatsApp le déblocage d'un milliard de s(h)ekels pour des achats de défense classifiés. Une part importante de cette somme a été financée par le détournement de fonds du plan quinquennal destiné au développement de la société arabe, suscitant de vives critiques publiques et politiques.
Tensions budgétaires et exigences de défense
Les déclarations de M. Smotrich s'inscrivent sur fond de négociations tendues autour du budget de la défense pour 2026. En juillet dernier, le Trésor et la défense étaient parvenus à un compromis temporaire pour permettre des achats immédiats sans creuser le déficit. L'appareil de défense avait initialement exigé une rallonge astronomique d'environ 40 milliards de s(h)ekels pour atteindre un budget record de 188 milliards de s(h)ekels.
« Notre désaccord ne porte pas sur la nécessité du renforcement militaire, mais sur la manière de l'exécuter avec efficacité économique », a déclaré le ministre des Finances Bezalel Smotrich.
Ambitions politiques et préoccupations fiscales
Au-delà des chiffres, M. Smotrich a profité de cette tribune devant la communauté financière pour envoyer un message politique clair : le ministre des Finances a exprimé son intention de conserver son poste au sein du prochain gouvernement.
Le secteur économique suit avec appréhension les informations concernant cette coupe de 2,6 milliards de s(h)ekels, se demandant quels ministères civils devront absorber le choc.




