Shaul Meridor (Yashar) exclut toute coalition gouvernementale avec Benjamin Nétanyahou
Shaul Meridor, candidat du parti Yashar, a exclu toute coalition ou rotation avec le Premier ministre Benjamin Nétanyahou, affirmant que la crédibilité du parti prime sur tout le reste.

Lors d'une réunion de salon du parti « Yashar », le candidat numéro 7, Shaul Meridor, a abordé les possibilités d'alliances politiques et de compromis au lendemain des élections. Sur fond de rapports selon lesquels le président Isaac Herzog œuvre à la formation d'un gouvernement d'union entre Gadi Eisenkot et Benjamin Nétanyahou, Meridor a fait une déclaration sans équivoque excluant de siéger dans un gouvernement dirigé par Nétanyahou, soulignant que le parti ne transigera pas sur sa crédibilité, quitte à provoquer de nouvelles élections.
Shaul Meridor a déclaré : « Je promets une chose, notre direction ne mentira pas. Elle ne dira pas oui pour faire non. Elle ne dira pas je vais siéger avec lui pour ensuite ne pas siéger avec lui. Je vous le dis honnêtement, il n'y a aucune chance que nous fassions une rotation avec Nétanyahou ! Même au prix d'élections supplémentaires. »
Poursuivant ses propos, Meridor a expliqué comment le parti compte agir après les élections pour former un gouvernement et rétablir la gestion de l'État. Il a affirmé que même si le bloc n'atteignait pas immédiatement 61 mandats, un gouvernement sioniste serait soumis au vote de la Knesset pour remplacer l'exécutif actuel et remettre le pays en marche.
La stratégie électorale et l'objectif des 61 mandats
Une partie centrale de la réunion a été consacrée à la stratégie électorale et à la nécessité de faire de « Yashar » la principale force de l'opposition. Meridor a souligné que l'objectif primordial n'est pas la répartition des places sur les listes, mais l'obtention d'une victoire du bloc dépassant les 61 mandats, un seuil qui nécessite un parti centriste fort.
Meridor a détaillé quatre arguments clés démontrant pourquoi « Yashar » doit être nettement plus grand que le Likoud : premièrement, pour obtenir le mandat présidentiel en premier et contrôler les commissions de la Knesset ; deuxièmement, pour diriger un gouvernement stable depuis le centre politique et réduire le pouvoir d'extorsion des petits partis ; troisièmement, pour attirer des électeurs de droite et du Likoud ; et quatrièmement, pour rejeter les partis de droite extrêmes sous le seuil électoral.
Responsabilité et système judiciaire
Dans une autre partie de la réunion, un vif échange a eu lieu avec un participant au sujet de la réforme judiciaire et de la responsabilité politique. Abordant les défaillances du 7 octobre, Meridor a affirmé que le Premier ministre Benjamin Nétanyahou porte la responsabilité suprême du désastre et ne mérite plus de diriger le pays.
Shaul Meridor a déclaré : « Quiconque a conduit Israël vers le plus grand désastre de son histoire ne mérite pas un poste de dirigeant. Son rôle est de rentrer chez lui dans la honte ! » Il a également critiqué vivement le ministre de la Justice Yariv Levin, l'accusant de chercher à instaurer un pouvoir sans contre-poids et de porter atteinte aux principes démocratiques fondamentaux, rappelant que la démocratie implique impérativement la protection des droits des minorités et des contre-pouvoirs institutionnels.




