Le musicien Shai Baruch Salome revisite le célèbre nigoun traditionnel « Ani Yeshena »
Le clarinettiste Shai Baruch Salome publie une nouvelle version du nigoun traditionnel « Ani Yeshena ». Produit par Ron Chaniya, ce morceau revisite un classique composé par le rabbin Baruch Ber Leibowitz.

Le clarinettiste Shai Baruch Salome, âgé de 30 ans et habitant de Kochav HaShahar, vient de publier une nouvelle interprétation du célèbre nigoun « Ani Yeshena » (« Je dors »), inspiré du verset du Cantique des Cantiques : « Je dors, mais mon cœur veille ». Salome joue de la clarinette depuis environ 15 ans lors d'événements communautaires et dans le monde des yeshivot.
Ces dernières années, il accompagne, aux côtés d'autres musiciens, les prières du Hallel dirigées par le rabbin Shmuel Eliyahu au Tombeau des Patriarches (Cave de Macpela), et se produit également lors des célébrations des secondes Hakafot à la yeshiva « Har HaMor ». Cette nouvelle version a été produite musicalement par Ron Chaniya, associant à la clarinette de Salome les voix d'une chorale.
L'histoire d'un chant traditionnel
L'origine de ce nigoun remonte au directeur de la yeshiva de Kamenitz, le rabbin Baruch Ber Leibowitz, qui l'avait composé pour ses élèves. Au fil des décennies, cette mélodie est devenue l'un des chants de nostalgie spirituelle les plus célèbres du monde orthodoxe, ayant notamment été interprétée par le chanteur Avish Bradt.
Une connexion personnelle et spirituelle
Le lien de Salome avec ce morceau a débuté durant le mois d'Eloul, alors qu'il étudiait en première année à la yeshiva de Ramat HaSharon.
Shai Baruch Salome se souvient :
« Ce nigoun m'a profondément touché et a ouvert pour moi les portes d'un monde nouveau. Depuis, il m'accompagne dans tous les moments clés de ma vie, qu'ils soient difficiles ou joyeux, et je l'ai même joué à mon propre mariage. Ce verset s'adresse à chacun de nous : même lorsque nous traversons une période de "sommeil", d'épreuve ou d'oubli, notre cœur reste éveillé et aspire au bien et à la sainteté. »
Au cours de l'année écoulée, Salome a décidé de concrétiser ses projets musicaux personnels. Il a ressenti le besoin de partager ce don artistique et de traduire les retours chaleureux du public en enregistrements de haute qualité.
Bien que ce titre sorte à la période d'Eloul, propice à l'introspection avant les fêtes solennelles, le musicien insiste sur sa portée universelle.
« C'est certes un moment naturel pour l'éveil du cœur, mais pour moi, ce chant résonne toute l'année. Dès qu'un homme se sent un peu "endormi", il a besoin de se rappeler que son étincelle intérieure est bien éveillée. J'espère que chacun saura s'approprier ce nigoun pour y trouver sa propre nostalgie et se reconnecter à ses véritables racines. »





