À seulement 70 mètres de la clôture : la villa palestinienne géante face à Giv'on HaHadasha
La villa aux dimensions imposantes a été construite pendant des années dans la zone B, soumise à un arrêté militaire interdisant toute construction. Le conseil régional de Binyamin et le mouvement Regavim exigent des forces de sécurité la démolition de la structure, qui, selon eux, constitue un danger pour la sécurité : « En matière de sécurité, on n'attend pas une catastrophe pour se réveiller ».

Une villa palestinienne géante à plusieurs étages a poussé au fil des ans à une distance d'environ 70 mètres seulement de la clôture de sécurité de Giv'on HaHadasha et à environ 90 mètres des maisons de la localité, bien que la zone où elle a été érigée soit sous le coup d'un arrêté militaire interdisant toute construction. Aujourd'hui, le conseil régional de Binyamin et le mouvement Regavim exigent des forces de sécurité qu'elles agissent pour démolir la structure, soulevant une question difficile sur la manière dont une construction d'une telle ampleur a pu être rendue possible pendant si longtemps dans un point aussi sensible.
Le département juridique du mouvement Regavim s'est adressé jeudi au ministre de la Défense Israel Katz, au commandant du commandement central, le général de division Avi Bluth, et aux autorités chargées de l'application de la loi, exigeant une action immédiate contre la structure. Selon le mouvement, il s'agit d'une villa palestinienne de luxe, aux dimensions imposantes, construite ces dernières années dans une zone soumise à un arrêté militaire interdisant toute construction.
L'arrêté militaire visait à empêcher l'érection de structures dans des points présentant une sensibilité sécuritaire, notamment à proximité des localités et des axes de circulation, ainsi que dans des lieux offrant un contrôle topographique sur leur environnement. Dans ce cas précis, la structure est située à un point très proche des maisons de Giv'on HaHadasha et surplombe la localité.
Bien que la villa se trouve en zone B, où les compétences civiles sont exercées par l'Autorité palestinienne, la responsabilité sécuritaire demeure entre les mains d'Israël. Chez Regavim, on soutient qu'en raison de l'arrêté militaire et de la proximité inhabituelle avec la clôture de la localité, il ne s'agit pas seulement d'une question de construction illégale, mais d'un danger pour la sécurité nécessitant une intervention.
Le chef du conseil régional de Binyamin et président du conseil de Yesha, Israel Ganz, a déclaré que ce cas devait servir de signal d'alarme :
« Cette structure est un signal d'alarme sur ce qui se passe lorsque la construction illégale progresse jusqu'à quelques mètres des clôtures des localités. Lorsqu'une structure immense est érigée à un point surplombant une localité israélienne, à l'intérieur d'une zone définie par arrêté militaire comme interdite à la construction, ce n'est plus depuis longtemps une simple infraction à l'urbanisme, c'est un danger pour la sécurité qu'il ne faut pas accepter comme une réalité ».
Selon lui, la réalité sécuritaire après le 7 octobre exige une approche plus stricte vis-à-vis de l'implantation à proximité des localités et des axes de circulation. « L'État d'Israël doit anticiper la menace et ne pas attendre qu'elle se réalise. En matière de sécurité, on n'attend pas une catastrophe pour se réveiller ».
Roi Drucker, directeur de la région Judée-Samarie au sein du mouvement Regavim, a critiqué vivement la conduite des autorités, qualifiant la situation d'« inconcevable ». Selon lui, « cette structure pourrait à tout moment constituer une menace directe, tangible et quotidienne pour la vie des habitants de Giv'on HaHadasha et pour les forces de sécurité opérant dans le secteur ».
Dans la lettre, Regavim exige non seulement la démolition de la structure et le rétablissement de la situation antérieure, mais aussi l'ouverture d'une enquête pénale contre les responsables de son érection.



