Réunion tendue entre Nétanyahou et le chef du Conseil pour la paix : « Nous ne reculerons pas sur la ligne actuelle à Gaza »
Le Conseil pour la paix à Gaza a annoncé un accord de désarmement et de retrait, mais une « source politique » a démenti cet engagement. Les ministres exigent une réunion du cabinet face aux incohérences de la feuille de route.

Quelques jours seulement après que le Conseil pour la paix à Gaza a annoncé qu'un accord avait été conclu sur un processus graduel de désarmement des organisations terroristes et des milices, ainsi que sur un retrait israélien complet de la bande de Gaza, une « source politique » a contredit cet engagement. Elle a déclaré : « Israël ne reculera pas de la ligne actuelle dans la bande de Gaza et continuera de déjouer toute menace contre nos citoyens et nos soldats ».
Dans ce contexte, des sources au sein du Conseil pour la paix ont indiqué que le haut représentant pour Gaza, Nickolay Mladenov, a demandé au Premier ministre Benyamin Nétanyahou qu'Israël cesse les frappes et les éliminations pendant 14 jours pour convenir des « petits détails ». Le document publié vendredi prévoit, dans les 14 jours suivant l'approbation, un calendrier détaillé aboutissant au transfert des pouvoirs civils et sécuritaires au « Comité national pour l'administration de Gaza » (NCAG).
Les propos de cette « source politique » répondaient à la demande des ministres Bezalel Smotrich et Orit Struck d'arrêter l'entrée des forces internationales de stabilisation à Gaza. Ils soutiennent que les conditions de la « feuille de route » diffèrent de celles convenues lors du vote du cabinet. Nétanyahou n'a pas encore répondu.
Dans leur lettre, les ministres affirment que la décision a été prise sur la base d'informations erronées, qualifiant le document de « dangereux pour Israël » et contraire au désarmement du Hamas et à la démilitarisation de Gaza. Ils exigent la convocation immédiate du cabinet politico-sécuritaire pour bloquer le plan, soulignant plusieurs lacunes :
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La feuille de route ne prévoit ni le retrait ni la destruction de l'armement.
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Elle établit un mécanisme de retrait israélien parallèle à la démilitarisation.
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La loi appliquée sera celle de l'Autorité palestinienne.
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La force de stabilisation séparera Tsahal du NCAG au lieu d'agir contre les éléments terroristes.
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La composition du mécanisme international n'a pas été présentée au cabinet.
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La réhabilitation de Gaza n'est pas conditionnée à l'achèvement de la démilitarisation.
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La feuille de route fixe ouvertement l'établissement d'un État palestinien comme objectif politique.
Les ministres affirment que le document officiel diffère fondamentalement du plan présenté lors des discussions. En réponse, le chef de l'opposition Yaïr Lapid a lancé une pique : « Vous affirmez que des informations erronées ont été fournies au cabinet. S'agissant d'une question conclue avec les Américains, pouvez-vous préciser qui vous a induits en erreur ? Les ministres ne peuvent porter une telle accusation sans nommer les responsables ».





