Réforme de l'Autorité fiscale : de nouvelles opportunités pour les OBNL en Israël

L'Autorité fiscale israélienne lance une réforme majeure visant à accorder aux organisations à but non lucratif une plus grande flexibilité financière, une meilleure stabilité et des outils de gestion modernes, reconnaissant leur rôle central dans la société civile.

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Réforme de l'Autorité fiscale : de nouvelles opportunités pour les OBNL en Israël
Photo : ICE / רו"ח איריס שטרק (צילום שלומי יוסף)

L'Autorité fiscale israélienne devrait bientôt approuver une réforme qui permettra un saut qualitatif pour les organisations à but non lucratif (OBNL) en Israël. L'Autorité a formulé une approche globale reconnaissant la nécessité d'établir une solidité financière indépendante pour les OBNL à long terme, au profit de leurs activités pour la société civile israélienne.

Pendant des années, la politique de l'Autorité fiscale concernant les OBNL a été façonnée par le désir d'assurer une surveillance stricte et de prévenir les abus des avantages fiscaux. Cependant, en pratique, en raison des violations de la loi par un nombre marginal d'organisations, une politique restrictive a été créée, entravant même les OBNL fonctionnant correctement dans leur développement de sources de revenus et leur flexibilité financière.

La crise du COVID-19, les événements du 7 octobre et la guerre « Épées de fer » ont mis en lumière l'immense mobilisation des OBNL dans les domaines de la sécurité, de l'éducation et de la santé. Dans de nombreux cas, les OBNL ont complété ou remplacé l'activité gouvernementale. Pourtant, les outils existants étaient obsolètes. Nous assistons désormais à une révolution.

La compréhension du directeur de l'Autorité fiscale, Shai Aharonovich, que la grande majorité des OBNL travaillent de manière désintéressée pour le bien public, a conduit à une percée politique. Cette mesure est mise en œuvre dans le cadre d'une nouvelle procédure pour les institutions ayant l'approbation de l'article 46, permettant des crédits d'impôt pour les donateurs. La procédure a été formulée en tenant compte des recommandations du comité fiscal de « Manhigut Ezrahit » (Leadership civil).

Changements clés

  • Reconnaissance selon l'article 61 de la Loi sur la fiscalité immobilière : Les OBNL avec le statut de l'article 46 pourront désormais bénéficier de l'article 61, exonérant d'impôt la vente de droits immobiliers à des institutions publiques.

  • Activité commerciale : Les OBNL sont autorisées à mener des activités commerciales jusqu'à 25 % de leur volume total, à condition que 75 % soient consacrés à leurs objectifs principaux. Cela crée une source de revenus stable, indépendante des dons.

  • Comités d'investissement : Une innovation majeure permettant aux OBNL de créer des comités d'investissement. Cela offre une flexibilité pour investir les fonds et générer des profits, avec des directives claires de gestion des risques pour les actions et obligations.

  • Excédents de trésorerie : L'accumulation d'excédents pour les opérations d'urgence est désormais autorisée. Les soldes dépassant 300 % du chiffre d'affaires sur trois années consécutives sont jugés acceptables avec une justification appropriée.

  • Salaires des cadres : Dans les institutions ne recevant pas de soutien de l'État, les comités exécutifs pourront approuver des salaires pour les cadres supérieurs allant de 110 % à 170 % du salaire d'un PDG gouvernemental, aidant à attirer une gestion professionnelle.

  • Système de dons d'Israël : Tous les dons doivent être traités via le système informatisé de l'Autorité fiscale, améliorant l'efficacité et la supervision.

En fin de compte, ces changements de politique visent à propulser les OBNL israéliennes vers l'avant en leur fournissant des outils commerciaux et financiers avancés pour mieux servir la société.

L'auteur est coprésident du comité fiscal de « Manhigut Ezrahit » et ancien président de l'Ordre des experts-comptables.

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