Acquittement d'un automobiliste suite à une fouille policière jugée illégale
Un tribunal de Rehovot a acquitté un automobiliste après qu'une caméra corporelle a prouvé qu'une fouille policière illégale avait été menée sans consentement ni soupçon valable.

Un automobiliste de la région de Shéphélah a été acquitté de charges relatives à la possession d'armes après qu'un tribunal de paix de Rehovot a jugé que la police avait effectué une fouille illégale de son véhicule. Le prévenu faisait face à des accusations de possession illégale d'un poing américain et d'un couteau pliante, découverts lors d'un contrôle routier sur la route 40. Cependant, les images d'une caméra corporelle ont joué un rôle décisif pour mettre en lumière des vices de procédure et entraîner le rejet des preuves.
L'incident a commencé lorsqu'un policier a reçu une alerte automatisée indiquant que le propriétaire du véhicule était recherché pour un interrogatoire. Il a arrêté le conducteur sur le bas-côté et a fouillé le véhicule, affirmant dans son rapport avoir immédiatement aperçu un poing américain dans la portière et avoir ensuite trouvé un couteau, du gaz poivré et de l'argent liquide dans un sac.
Cependant, lors du procès, il est apparu que le policier ignorait les raisons pour lesquelles le suspect était recherché et si l'alerte était toujours d'actualité. Bien qu'il ait initialement soutenu que la fouille était consensuelle, le visionnage de sa propre caméra corporelle l'a contredit. La vidéo a montré que l'agent n'avait jamais demandé l'autorisation de fouiller ni informé le conducteur de son droit de refuser.
La juge Oshrit Hoover Heyman a examiné attentivement les images, concluant que c'est le policier lui-même qui avait ouvert la portière avant de remarquer le poing américain, ce qui signifie que la fouille avait déjà commencé illégalement. Le tribunal a souligné qu'une alerte justifie une détention pour vérification, mais ne confère pas automatiquement le droit de fouiller un véhicule.
Le tribunal a également critiqué la police pour n'avoir pas informé le suspect de ses droits avant de l'interroger. Estimant que ces manquements constituaient une violation flagrante des droits du prévenu, la juge a ordonné l'exclusion des preuves matérielles et a prononcé l'acquittement.





