Registre des émissions : « Orot Rabin » reste l'usine la plus polluante d'Israël

Le rapport du Registre des émissions pour 2025 indique une baisse de 12 % des coûts liés à la pollution atmosphérique en Israël, soit 4,2 milliards de shekels d'économies. Malgré ces progrès, les associations environnementales dénoncent le maintien en activité des unités au charbon de la centrale « Orot Rabin », pointant des risques sanitaires pour la population.

Israel HayomAuteur : Asaf Golan
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Registre des émissions : « Orot Rabin » reste l'usine la plus polluante d'Israël
Photo : Israel Hayom / זיהום אוויר (ארכיון) | צילום: מישל דוט קום

Le ministère de la Protection de l'environnement a publié les données du Registre des émissions (PRTR) et de l'inventaire national des émissions atmosphériques pour 2025. Le rapport fait état d'une tendance significative à l'amélioration environnementale, se traduisant par une forte baisse des émissions de polluants majeurs et des économies financières substantielles pour l'économie israélienne.

Selon le rapport, le coût externe des émissions atmosphériques en Israël en 2025 s'est élevé à 34 milliards de shekels, soit une baisse de 12 % par rapport à 2024, représentant une économie d'environ 4,2 milliards de shekels. Des réductions ont été enregistrées pour les particules respirables : -22 % pour les PM10 et -23 % pour les PM2.5. Les émissions d'oxydes d'azote (NOx) ont diminué de 28 % et celles d'oxydes de soufre (SOx) de 49 %. Les émissions totales de gaz à effet de serre ont baissé de 3 %.

Cependant, les émissions d'oxydes d'azote par habitant en Israël restent 50 % supérieures à la moyenne des pays de l'UE14, et la densité d'émission de substances cancérigènes est deux fois plus élevée que la moyenne de l'Union européenne.

La position du ministère

La ministre de la Protection de l'environnement, Idit Silman, a salué cette tendance : « En 2025, nous avons constaté une réduction significative de la pollution. Moins de pollution atmosphérique et moins d'incendies de déchets signifient des économies de milliards de shekels pour l'économie. »

Le directeur général du ministère, Rami Rosen, a souligné la tendance à long terme : « Ces résultats s'inscrivent dans un effort de longue haleine où les émissions des principaux polluants ont chuté de dizaines de pour cent, parfois plus de 90 %. Cela reflète un travail cohérent via la réglementation environnementale et les réformes du secteur énergétique. »

Les sites les plus polluants

Malgré la réduction de l'utilisation du charbon, la centrale électrique « Orot Rabin » à Hadera reste l'installation la plus polluante d'Israël, avec des coûts externes de 1 705 millions de shekels. Cela fait suite au transfert des unités 1 à 4 en conservation et à une réduction de 80 % de leur consommation de charbon.

Suivent dans la liste l'usine de ciment « Nesher » à Ramle (1 358 millions de shekels, +6 %) et la centrale « Rotenberg » à Ashkelon (1 071 millions de shekels, -13 %).

Critiques environnementales

L'Association environnementale Sharon-Carmel a vivement critiqué la poursuite de l'exploitation de la centrale de Hadera. Son PDG, Nir Sahar, a déclaré :

« Même en 2025, Orot Rabin est l'usine la plus polluante d'Israël. Ce chiffre illustre le lourd prix sanitaire que le public continue de payer tant que les unités 1 à 4, obsolètes et fonctionnant au charbon, restent opérationnelles. »

Il a précisé que l'association a déposé une requête en justice contre la décision de l'État de prolonger l'exploitation de ces unités jusqu'en 2028 et d'assouplir les exigences environnementales. L'avis d'expert du Dr Ofir Lavon, joint à la requête, indique que le maintien en activité de ces unités provoque une augmentation significative de la mortalité et de la morbidité dans la région. L'association exige la fermeture de ces unités et un plan énergétique national garantissant la sécurité sans compromettre la santé du million d'habitants de la région de Sharon-Carmel.

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