Procès civil de 354 000 shekels contre un ex-policier et la Police d'Israël
Un ancien policier condamné pour extorsion fait face à une action civile de 354 000 shekels, les plaignants réclamant la responsabilité de la Police d'Israël.

Un ancien agent de patrouille du poste de police de Tel-Aviv fait l'objet d'une action civile en dommages-intérêts de 354 000 shekels après une condamnation pénale pour abus de pouvoir, sanctionnée par une peine légère de travaux d'intérêt général. L'affaire, qui sera examinée pour la première fois la semaine prochaine, vise également la Police d'Israël, exigeant qu'elle assume une responsabilité civile du fait d'autrui pour les actes graves commis par l'un de ses membres.
Au centre de cette affaire se trouve Nazih Saeb, qui a servi comme agent de patrouille au poste de Sharet à Tel-Aviv. Selon l'acte d'accusation initial déposé par le Département des enquêtes sur la police en août 2018, Saeb a profité de sa connaissance du milieu des jeux d'argent clandestins au sein de la communauté des travailleurs étrangers.
L'intervention et l'accord de plaidoyer
Le 15 juin 2018, Saeb aurait agi de sa propre initiative en s'introduisant sans mandat dans l'appartement d'un ressortissant népalais nommé Hobi Prashad Bachusal, qui gérait des fonds pour des travailleurs étrangers. Lors de cette descente, il aurait dérobé 319 000 shekels et 18 000 dollars dissimulés dans la salle de bains.
Malgré les lourds soupçons initiaux, Saeb a signé en décembre 2023 un accord de plaidoyer. L'accusation de vol a été commuée en une infraction mineure de « demande de biens sous la menace ». Saeb a reconnu s'être rendu sur les lieux en uniforme et avoir emporté l'argent.
« Notre client a subi une double et profonde injustice », ont déclaré les avocats Sarig et Veffler. « Un policier en uniforme lui a extorqué des fonds avant qu'il ne soit expulsé du pays dans la honte. »
Recours civil et position de la police
La poursuite civile réclame 354 000 shekels pour couvrir les fonds non restitués et les préjudices moraux. Les plaignants reprochent à la police un manque de surveillance et de contrôle psychologique.
Le Parquet du district de Tel-Aviv, représentant le Ministère de la Sécurité nationale et la police, rejette toute responsabilité institutionnelle, affirmant que le statut de policier de l'accusé au moment des faits n'engage pas la responsabilité de la police israélienne.




