Daniel Pinsky, premier Israélien au départ de la Golden Globe Race en solitaire

Le skipper Daniel Pinsky est devenu le premier Israélien à prendre le départ de la Golden Globe Race, un tour du monde en solitaire de neuf mois, sans escale et sans GPS.

YnetAuteur : Roee Alman
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Daniel Pinsky, premier Israélien au départ de la Golden Globe Race en solitaire
Photo : Ynet / צילום: מתוך אלבום המס

Un retour aux sources de la voile des années 1960

Daniel Pinsky, un skipper de 35 ans originaire d'Ariel, a pris le départ dimanche depuis Les Sables-d'Olonne, dans l'ouest de la France, pour se lancer dans l'un des défis maritimes les plus extrêmes de la planète. Il est le tout premier Israélien à participer à la Golden Globe Race, une course autour du monde à la voile en solitaire, sans escale et sans assistance, recréant les conditions de navigation de 1968.

Les participants naviguent sur des voiliers de conception ancienne, s'orientant uniquement à l'aide de cartes en papier et d'un sextant. Toute technologie moderne, y compris le GPS et les connexions satellites de type Starlink, est strictement interdite pour la navigation.

Daniel Pinsky accomplit cette traversée à bord de l'« Exodus », un voilier de modèle Baba 35 construit en 1980, qu'il a minutieusement préparé pendant des mois. Si tout se déroule comme prévu, il passera environ neuf mois seul en mer avant de franchir à nouveau la ligne d'arrivée en France.

Peu avant son départ, le skipper a partagé ses émotions :

« Après des mois de préparatifs, de réparations, de traversées, de tests, de fatigue, de doutes et de décisions, l'Exodus et moi sommes sur la ligne de départ de la Golden Globe Race 2026. Une course en solitaire autour du monde. Sans escale. Sans assistance. Sans GPS. Juste moi, le bateau, des cartes, un sextant, le vent et l'océan pendant environ neuf mois. »

Sécurité et survie au cœur de l'océan

Malgré les règles rétro très strictes, la sécurité des skippers reste encadrée par des technologies modernes invisibles pour la navigation. Les bateaux sont équipés d'un système de suivi par satellite qui transmet leur position aux organisateurs et au public. Daniel Pinsky dispose également d'un téléphone satellite d'urgence, de balises de détresse et d'un radeau de survie.

Néanmoins, le marin a rappelé que dans les zones isolées de l'océan Austral, les secours peuvent mettre plusieurs jours à arriver, le navire commercial le plus proche étant souvent le seul recours.

Côté logistique, Daniel Pinsky a dû stocker l'intégralité de ses vivres pour neuf mois à bord de l'« Exodus ». Les produits frais s'épuisant rapidement, son alimentation reposera sur des conserves et des aliments déshydratés. L'eau douce étant rationnée pour la boisson, il devra collecter l'eau de pluie et se laver à l'eau de mer.

Pour se divertir, pas de smartphone ni de tablette. Daniel Pinsky écoutera de la musique à l'ancienne, grâce à un lecteur de cassettes audio pour lequel il a rassemblé de nombreuses bandes de musique israélienne afin de rompre le silence de l'océan. Il a également emporté un album photo de sa famille pour surmonter les moments de solitude extrême.

Une passion dévorante pour le grand large

La passion de Daniel Pinsky pour la mer a débuté à l'âge de 14 ans, lorsqu'il a intégré l'École des officiers de la marine marchande à Acre. À 23 ans, il achète son premier petit voilier, transformant ce qui devait être une année sabbatique en un véritable mode de vie. Au fil des ans, il a traversé plusieurs océans et accumulé des dizaines de milliers de milles nautiques.

Malgré son expérience, ses proches ont eu du mal à accepter ce projet fou :

« Ma mère a très mal pris la nouvelle, car c'est un défi réellement dangereux où l'on joue sa vie. Elle a souvent pleuré au téléphone pour me supplier d'abandonner, mais c'est ma vie et ma passion, je ne pouvais pas y renoncer. »

L'un des plus grands défis sera la gestion du sommeil. Près des côtes, le skipper règle un réveil toutes les 20 minutes pour surveiller l'horizon, et même au milieu de l'océan, une nuit de sommeil complète est exclue. Son plus grand test l'attend dans les mers du Sud, réputées pour leurs tempêtes violentes et leurs vagues géantes, qu'il affrontera seul à bord de son voilier de moins de 11 mètres.

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