Israël : l'opposition envisage un gouvernement minoritaire via des défections
L'opposition en Israël envisage de former un gouvernement minoritaire en tentant de convaincre des députés du Likoud de faire dissidence, malgré les dénégations des intéressés.

Le bloc de l'opposition israélienne étudie activement une stratégie délicate visant à former un gouvernement minoritaire en tentant de recruter des transfuges du Likoud, le parti du Premier ministre Benjamin Netanyahu, suite aux difficultés rencontrées pour obtenir une majorité classique.
L'arithmétique de la manœuvre
Selon la répartition actuelle des députés juifs à la Knesset, la coalition au pouvoir maintient un avantage étroit. Les calculs de l'opposition indiquent que le ralliement de trois seulement des élus de la coalition suffirait à renverser l'équilibre parlementaire juif et à permettre l'investiture d'un gouvernement minoritaire, rendu possible par l'abstention des partis arabes.
Étant donné l'impossibilité de compter sur les formations de la droite nationaliste, toute la pression politique se concentre désormais sur le Likoud.
Figures ciblées et dénégations
Les stratèges de l'opposition ont désigné plusieurs personnalités influentes du Likoud, parmi lesquelles les députés David Bitan et Eti Atiya, ainsi que le ministre Nir Barkat, connus pour leurs tensions passées avec Netanyahu. Avigdor Liberman a également laissé entendre que des contacts discrets étaient noués avec des cadres du parti.
Interrogés à ce sujet, Bitan, Atiya et Barkat ont opposé un démenti formel et catégorique quant à toute velléité de défection.
Des obstacles de taille
Malgré ces tractations en coulisses, la voie menant à ce scénario demeure ardue. Pour les hauts responsables du Likoud, s'associer à la chute d'un exécutif de droite grâce à une abstention arabe est perçu comme un suicide politique auprès de leur électorat. De surcroît, des divergences persistent au sein même de l'opposition, rendant cette tentative incertaine face à l'impasse politique actuelle.





