Un Américain attaque OpenAI en justice suite à l'utilisation présumée de ChatGPT

Un Américain poursuit OpenAI en justice, affirmant que ChatGPT a validé les soupçons de son épouse et l'a aidée à planifier un empoisonnement, relançant le débat sur la sécurité des intelligences artificielles.

Un Américain attaque OpenAI en justice suite à l'utilisation présumée de ChatGPT
Photo : Unsplash / Emiliano Vittoriosi

James Gates, un expert en cybersécurité de Caroline du Nord, poursuit OpenAI et son directeur général Sam Altman en justice. Il affirme que le chatbot conversationnel a fourni à son épouse des informations dangereuses et a validé ses soupçons, l'aidant prétendument à planifier son empoisonnement. L'affaire met en lumière les responsabilités éthiques des entreprises technologiques face à l'utilisation détournée de leurs systèmes.

L'histoire a débuté en février 2025 lorsque Cheryl Harris Gates a commencé à utiliser l'intelligence artificielle pour alléger sa charge de travail de thérapeute. Rapidement, ses requêtes ont glissé vers des interrogations personnelles sur son couple. Durant l'été, son mari est tombé gravement malade après avoir consommé des boissons énergisantes au goût inhabituel. Une note manuscrite retrouvée par la suite mentionnait des substances toxiques ainsi que des consignes pour effacer l'historique des discussions.

Enquêtes et Procédure Judiciaire

Les autorités ont obtenu les registres des conversations auprès d'OpenAI grâce à un mandat de perquisition. Les échanges montraient que l'utilisatrice s'était renseignée sur des composés toxiques et des méthodes pour dissimuler leur goût. Bien que les charges pénales contre Cheryl aient été abandonnées en avril 2026 faute de preuves suffisantes, une juridiction civile a statué dans le cadre d'un litige sur la garde des enfants qu'elle avait effectivement élaboré un plan pour nuire à son époux.

La plainte soulève également des interrogations sur la conservation des données. L'utilisatrice pensait effacer définitivement ses traces, mais des ordonnances judiciaires antérieures ont permis aux enquêteurs de récupérer les données des serveurs. OpenAI a déclaré avoir immédiatement bloqué le compte concerné et coopéré pleinement avec les autorités, relançant le débat sur la modération des intelligences artificielles.

Dans la même rubrique