Les familles du 11-Septembre rejettent la présence du maire de New York aux hommages

Plus de 98 000 personnes ont signé une pétition déclarant le maire Zohran Mamdani indésirable à Ground Zero. Les familles dénoncent ses liens avec des proches de terroristes et le rôle d'un conseiller controversé.

Israel HayomAuteur : Dean Brandstetter
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Les familles du 11-Septembre rejettent la présence du maire de New York aux hommages
Photo : Israel Hayom / משפחות נרצחי פיגועי ה-11 בספטמבר נגד ממדאני: "אורח לא רצוי" בטקס הזיכרון | צילום: AFP

À l'approche du 25e anniversaire des attentats terroristes du 11 septembre 2001, une vive polémique secoue la municipalité de New York. Selon les informations du New York Post, plus de 98 000 personnes ont signé une pétition qualifiant le maire Zohran Mamdani d'« invité indésirable » et exigeant qu'il n'assiste pas à la cérémonie officielle à Ground Zero.

La colère des familles a redoublé après la révélation de l'implication de Ramzi Kassem, conseiller juridique en chef de la mairie et ancien avocat de membres d'Al-Qaïda, dans la rédaction de la déclaration officielle commémorant la tragédie.

Le boycott des familles de victimes

Giovanni Galante, l'organisateur de la pétition dont l'épouse Grace a péri dans les attentats, a prévenu que si le maire décidait de se présenter, il ferait face à un mépris total.

Galante a déclaré :

« Personne ne se battra avec lui à l'entrée, mais s'il essaie de s'approcher pour serrer des mains, nous l'ignorerons tout simplement. »

D'autres proches de victimes ont affirmé qu'ils lui tourneraient ostensiblement le dos. Jeanette Puccio-Pic, dont le père a été tué au 94e étage de la tour Sud, a souligné que le silence serait la protestation la plus puissante face à ce qu'elle qualifie d'opération de communication politique.

La pétition détaille plusieurs griefs majeurs contre Mamdani :

  • Son refus de condamner le slogan « Globalize the Intifada ».

  • Ses apparitions aux côtés de l'imam Siraj Wahhaj, lié à l'attentat du World Trade Center en 1993.

  • La nomination de Ramzi Kassem au poste de conseiller juridique principal de la ville.

Le scandale du stylo cérémoniel

La polémique a enflé lors d'une cérémonie dans la « Blue Room » de l'hôtel de ville, consacrée à la signature de décrets sur la sécurité et la commémoration. Après avoir signé les documents, le maire a remis le stylo cérémoniel à la commissaire de police Jessica Tisch, lui demandant de le transmettre à Kassem, arrivé avec 15 minutes de retard. Kassem a été filmé tout sourire en recevant le stylo.

Kassem, 48 ans, dirige une clinique juridique à l'université CUNY. Il a autrefois défendu Ahmed al-Darbi, un membre d'Al-Qaïda détenu à Guantanamo pour son implication dans l'attentat contre un pétrolier français en 2002. La sœur d'al-Darbi était mariée à Khalid al-Mihdhar, l'un des pirates de l'air du vol qui s'est écrasé sur le Pentagone.

Indignation de la classe politique

Michael Alcaraz, détective retraité du NYPD, a qualifié ce geste de provocation calculée, estimant que la commissaire de police Jessica Tisch avait été réduite à un rôle de figurante.

La conseillère municipale Joann Ariola (Parti républicain) a dénoncé l'attitude du maire socialiste :

« Cela montre exactement où se situent ses loyautés. Les familles ont parfaitement le droit d'être en colère. Pour ce 25e anniversaire, l'hôtel de ville aurait dû honorer leur sacrifice avec le plus grand respect, au lieu de leur infliger un nouvel affront. »

La conseillère Vickie Paladino a également fustigé la présence de Kassem, qualifiant sa participation à tout événement lié au 11-Septembre d'insulte envers tous les New-Yorkais et les Américains.

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