La Norvège et des nations occidentales s'apprêtent à pénaliser le commerce en Cisjordanie
La Norvège et dix pays occidentaux préparent des lois pour pénaliser le commerce avec les implantations en Cisjordanie, risquant jusqu'à trois ans de prison pour les contrevenants.

La Norvège et dix autres nations occidentales s'apprêtent à imposer des sanctions et à adopter des lois pénalisant le commerce avec les implantations israéliennes en Cisjordanie. Le ministre norvégien des Affaires étrangères, Espen Barth Eide, a déclaré que selon la proposition gouvernementale à Oslo, les citoyens ou entreprises commerçant avec des entreprises de Cisjordanie s'exposent à une peine allant jusqu'à trois ans de prison.
Le chef de la diplomatie norvégienne s'est dit optimiste quant à l'adoption de la loi par le parlement dès l'automne prochain, soulignant que les législateurs font face à une pression croissante pour réagir à la détérioration de la situation dans les territoires. Il a ajouté que la réaction des États-Unis face à cette tendance était étonnamment modérée et tolérante, témoignant d'une érosion significative de la position diplomatique d'Israël.
En revanche, cette mesure a provoqué une vive colère à Jérusalem. Suite à des mesures similaires annoncées par les Britanniques, Israël avait réagi avec fermeté en fermant le consulat britannique à Jérusalem.
Malgré son importance publique et politique, le volume des échanges directs entre la Norvège et les implantations reste limité, touchant principalement l'agriculture, le vin et les services locaux. Des experts soulignent qu'il s'agit pour l'instant d'une démarche symbolique, mais porteuse d'un message économique fort.




