Des candidates de New York menacent les fonds antiterroristes de la ville
Deux candidates progressistes new-yorkaises soutenues par le maire Zohran Mamdani menacent de bloquer le budget du DHS, risquant de priver la ville de 215 millions de dollars.

Deux candidates progressistes à la Chambre des représentants, Drialis Avila-Chevalier et Claire Valdez, soutenues par le maire de New York Zohran Mamdani, prévoient une manœuvre controversée à Washington. Membres des Socialistes démocrates d'Amérique, elles comptent voter contre le budget du Département de la Sécurité intérieure (DHS) l'année prochaine, une décision qui pourrait priver New York de plus de 215 millions de dollars de fonds antiterroristes essentiels.
Les coupes budgétaires proposées toucheraient directement l'Initiative de sécurité des zones urbaines (UASI), créée en 2003 à la suite des attentats du 11 septembre. Ce programme fournit près de 600 millions de dollars de subventions aux zones urbaines à haut risque pour prévenir les attaques terroristes. Le maire Mamdani, ainsi que la gouverneure de New York Kathy Hochul et la procureure générale Letitia James, s'étaient par le passé plaints de retards dans le transfert de ces fonds.
L'impact sur la sécurité
Mamdani a souligné l'importance cruciale de ce financement le dimanche 1er septembre.
« Nous ne parlons pas de rapports, d'études ou de propositions de sécurité abstraites. Nous parlons de l'argent nécessaire pour financer pleinement 12 unités de déminage à travers New York. »
Il a ajouté que ces fonds sont indispensables pour assurer les communications des services d'urgence en cas d'attaque catastrophique et pour garantir les équipements face aux menaces radiologiques.
Soutiens politiques et critiques
Selon des sources, les candidates Avila-Chevalier et Valdez, données gagnantes pour les élections de novembre, agissent avec le soutien de membres du « Squad » au Congrès, notamment Ilhan Omar et Rashida Tlaib. Leur objectif est de bâtir un bloc socialiste influent à Washington.
Le plan est gardé relativement secret pour éviter des tensions au sein de l'administration municipale. Des sources législatives fédérales ont vivement critiqué cette initiative, soulignant que les élues sacrifient la sécurité des New-Yorkais au profit d'un message politique.




