Benyamin Nétanyahou appelle au boycott de la page d'actualités PUSH sur Instagram
Le Premier ministre Benyamin Nétanyahou a appelé ses abonnés à se désabonner de la page Instagram PUSH, entraînant la perte de 4 000 abonnés en 48 heures sur fond de tensions politiques.

Le Premier ministre Benyamin Nétanyahou a récemment appelé ses abonnés à se désabonner de la page d'actualités PUSH sur Instagram, l'accusant de relayer des messages politiques orientés. Selon les données officielles, la page a perdu environ 4 000 abonnés en l'espace de 48 heures, passant de 968 000 à 964 000 abonnés.
L'évolution et le rachat de la marque PUSH
Fondée à l'origine par la personnalité médiatique Itzik Perzan sous le nom de Rapports en temps réel, la page PUSH s'est imposée comme l'un des comptes d'actualité les plus influents d'Instagram en Israël. En 2021, Perzan a cédé 90 % des parts à la société Israel Bidor pour 90 000 sikhels, tout en restant rédacteur en chef alors que l'audience s'approchait du million d'abonnés.
Cependant, ce succès s'est rapidement accompagné de tensions juridiques entre le fondateur et les propriétaires d'Israel Bidor, menant à des litiges judiciaires début 2025 concernant des ingérences éditoriales. Le conflit a pris fin en août 2025 par un accord transactionnel d'environ 6 millions de sikhels, permettant à Perzan de racheter l'intégralité des actifs numériques.
Investissements et restructuration du capital
La propriété exclusive de Perzan a toutefois évolué avec l'entrée de nouveaux investisseurs, dont la société Forever du consultant stratégique Moti Scherf, qui a brièvement détenu 35 % des parts. En août, de nouvelles transactions ont permis à Perzan de racheter cette participation sur la base d'une valorisation de 10 millions de sikhels, portant sa participation à 93 %, le reste étant détenu par le cabinet d'avocats Weinberger Rentental.
La critique de Nétanyahou et l'impact public
Cette polémique fait suite à la publication d'une vidéo dans laquelle Benyamin Nétanyahou qualifie PUSH de plateforme de propagande politique plutôt que de média d'information neutre. Bien que la perte de 4 000 abonnés ne représente qu'une fraction infime de son public global, elle illustre la réactivité de la communauté face aux injonctions politiques directes.





