Affaire Qatargate : le Mossad juge marginale l'atteinte à la sécurité
Un avis du Mossad qualifie de marginale l'atteinte à la sécurité dans l'affaire Qatargate, inquiétant les procureurs quant à la solidité du dossier malgré le maintien des charges.

Un avis juridique en cours d'élaboration au sein du Mossad devrait conclure que l'atteinte à la sécurité dans l'affaire "Qatargate"—concernant les liens entre le bureau du Premier ministre et le Qatar—n'a été que "marginale". Cette évaluation suscite des inquiétudes au sein du Parquet, qui estime que ce document affaiblira le socle probatoire du dossier.
Des sources proches du dossier indiquent toutefois que le chef d'accusation de contact avec un agent étranger devrait être maintenu dans l'acte d'accusation, qui sera soumis à une audience préalable. Par ailleurs, des responsables des forces de l'ordre ont estimé que le Mossad cherchait à protéger les normes de ses anciens agents en évitant de les qualifier de criminelles.
Le mois dernier, la chaîne 13 a rapporté que la procureure générale Gali Baharav-Miara prévoyait d'inculper pour infractions à la sécurité Yonatan Urich et Eli Feldstein, et qu'un acte d'accusation conditionnel était également attendu contre un ancien haut responsable du Mossad.
Par ailleurs, le ministère qatari des Communications a vivement réagi à un article du New Yorker sur l'affaire Qatargate, rejetant en bloc les conclusions et dénonçant une campagne préméditée. "Nous disposons de preuves solides selon lesquelles, depuis plusieurs années, divers acteurs, y compris l'extrême droite israélienne, participent à la fabrication et à la diffusion de documents truqués dans les médias pour incriminer le Qatar", a-t-il déclaré.





