Marco Rubio envisagerait de quitter l'administration Trump selon la presse

Le secrétaire d'État américain Marco Rubio envisage de démissionner après la défaite républicaine aux midterms pour préparer la présidentielle de 2028. La Maison-Blanche a rejeté ces informations.

Marco Rubio envisagerait de quitter l'administration Trump selon la presse
Photo : U.S. Department of State (State Dept Official Portrait)

Le secrétaire d'État américain Marco Rubio pourrait quitter ses fonctions au sein de l'administration du président Donald Trump à la suite de la défaite des républicains aux élections de mi-mandat, afin de préparer une éventuelle candidature à l'élection présidentielle de 2028, selon un article du journal britannique « The Independent », s'appuyant sur des sources au sein du Parti républicain et du gouvernement britannique.

D'après ces informations, de hauts responsables américains et britanniques anticipaient déjà le départ de Rubio avant même la publication des résultats électoraux. La défaite républicaine, marquée par la perte du contrôle de la Chambre des représentants et du Sénat, a renforcé l'idée que le chef de la diplomatie chercherait à s'éloigner de l'administration pour se consacrer à son avenir politique.

Le vice-président J.D. Vance a également commenté les résultats du scrutin, imputant cet échec au conflit impliquant l'Iran. « La véritable raison de cette défaite est évidente pour presque tout le monde. La raison, c'est la guerre. Le président l'a lui-même déclaré hier soir », a affirmé Vance.

"The Independent" souligne que Rubio, bien qu'étant l'un des principaux responsables de la politique étrangère américaine, a adopté un profil plus discret concernant la guerre avec l'Iran ces derniers temps. Selon des sources gouvernementales britanniques, il pourrait figurer parmi les hauts fonctionnaires souhaitant démissionner à la suite de ce revers électoral.

Ancien rival de Trump lors des primaires républicaines de 2016, Rubio est devenu par la suite l'un des plus proches alliés du président. Il occupe actuellement les fonctions cumulées de secrétaire d'État et de conseiller à la sécurité nationale, des responsabilités qui lui confèrent une influence majeure sur la diplomatie américaine.

Toutefois, le rapport indique que sur des dossiers clés tels que le Moyen-Orient et les efforts pour mettre fin à la guerre entre la Russie et l'Ukraine, Rubio a été en partie marginalisé au profit des émissaires spéciaux de Trump, Steve Witkoff et Jared Kushner.

Une éventuelle candidature présidentielle de Rubio le placerait en concurrence directe avec J.D. Vance, également pressenti pour briguer l'investiture républicaine. Par le passé, Rubio a toutefois affirmé n'avoir aucun projet présidentiel immédiat et se consacrer pleinement à ses tâches actuelles, précisant qu'il se retirerait si Vance décidait de se lancer.

En réaction, la Maison-Blanche et le Département d'État ont vigoureusement rejeté ces informations. Un porte-parole de la présidence a qualifié ces assertions de « théories du complot fausses et infondées », tandis qu'un représentant de la diplomatie américaine a dénoncé de « totalement fausses nouvelles » reposant sur des sources anonymes inventées.

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