Procès de Netanyahu : l'ancien procureur Avichai Mandelblit à la barre
L'ancien procureur général Avichai Mandelblit poursuit son témoignage au procès de Benjamin Netanyahu à Jérusalem, soumis à un contre-interrogatoire serré sur les affaires 1000 et 2000.

Le témoignage de l'ancien procureur général Avichai Mandelblit dans le cadre du procès de Benjamin Netanyahu se poursuit ce matin au tribunal de district de Jérusalem. Il s'agit du sixième jour de son témoignage dans cette affaire judiciaire très suivie.
L'avocat de la défense, Amit Hadad, mène le contre-interrogatoire aujourd'hui et devrait poursuivre ses questions demain. La semaine dernière, Me Hadad a indiqué au tribunal que la défense aurait besoin de dix jours d'audition supplémentaires pour interroger l'ancien conseiller juridique du gouvernement.
Contestation des limites de l'enquête
Lors de l'audience de jeudi dernier, Me Hadad s'est concentré sur les autorisations données par Mandelblit pour enquêter ou procéder à des vérifications dans le cadre des affaires 1000 et 2000. La ligne de défense vise à démontrer que les enquêteurs ont outrepassé les limites des autorisations initiales.
Me Hadad a cité des propos tenus par Mandelblit lors d'une réunion avec les chefs des forces de l'ordre : « Avec tout le respect dû aux cigares, au champagne et à un costume, ce n'est pas la substance que je cherchais. Ce n'est absolument pas ce que j'avais autorisé à l'époque. Maintenant, nous allons interroger Netanyahu, ce qui ne pose aucun problème si vous trouvez des éléments probants. »
Mandelblit a expliqué qu'il s'agissait d'échanges concernant des cadeaux sporadiques, estimant qu'à ce stade, cela ne constituait pas un motif suffisant pour une enquête criminelle sous avertissement. Il a souligné que le véritable tournant de l'enquête avait été marqué par le témoignage d'Hadas Klein.
Précisions sur les autorisations
Au cours de l'audience, Mandelblit a d'abord affirmé ne pas avoir autorisé l'enquête sur l'utilisation par Yair Netanyahu d'un appartement appartenant à James Packer à Tel-Aviv.
Cependant, après une courte suspension demandée par la défense, Mandelblit est revenu sur ses propos pour confirmer qu'il avait bel et bien approuvé l'enquête dès lors que la question des avantages indus consentis par des hommes d'affaires avait été soulevée.





