Malgré un salaire de plusieurs millions : l'entraîneur de l'Hapoel Tel-Aviv exige une augmentation de la part d'Ofer Yanai
Dimitris Itoudis détient un contrat massif jusqu'en 2028 mais exige de le renégocier suite à ses succès en Europe. Comment la direction réagira-t-elle face à la déception sur la scène locale ?

Dimitris Itoudis, l'entraîneur grec décoré de l'équipe de basket-ball de l'Hapoel Tel-Aviv, souhaite renégocier son contrat avec le club et explorer la possibilité d'améliorer ses conditions. Cette demande intervient malgré le fait qu'Itoudis dispose d'un contrat signé et valide pour les deux prochaines saisons, jusqu'à l'été 2028.
Itoudis est déjà considéré comme l'un des entraîneurs les mieux payés du basket-ball européen. Son salaire annuel est estimé à environ 9 millions de shekels, soit entre 2,7 et 3 millions de dollars par saison. Désormais, après une série de réalisations significatives sur la scène européenne, il demande que le contrat reflète son statut et sa contribution à la progression du club.
Selon une publication de YNET, l'entraîneur a rejoint l'Hapoel Tel-Aviv en novembre 2024, à une époque où l'équipe jouait en EuroCup. Le contrat qu'il a signé à l'époque comprenait un salaire d'environ 1,2 million d'euros par saison, une somme considérée comme exceptionnellement élevée dans le basket-ball israélien à cette époque.
Depuis, le statut du club a radicalement changé. Itoudis a mené l'Hapoel Tel-Aviv à une victoire en EuroCup lors de la saison 2024/25, une réalisation qui a permis à l'équipe d'obtenir un billet pour l'EuroLeague. La saison suivante, l'équipe a continué à s'imposer sur la scène européenne et a atteint les quarts de finale de l'EuroLeague.
Ce sont précisément ces réalisations sur lesquelles Itoudis s'appuie pour demander la réouverture du contrat. De son point de vue, il est arrivé au club et l'a mené en peu de temps à un titre européen et sur la plus haute scène du basket-ball européen, réussissant même à y rivaliser avec les plus grandes équipes du continent.
Cependant, du point de vue de la direction de l'Hapoel Tel-Aviv, la situation est plus complexe. Parallèlement au succès impressionnant en Europe, l'équipe a eu du mal à remporter des titres sur la scène locale. Depuis la nomination d'Itoudis, sur quatre titres possibles — deux championnats et deux coupes — il n'a atteint qu'une seule finale avec l'équipe, et même dans celle-ci, il a perdu contre le Maccabi Tel-Aviv.
Cet écart crée désormais un dilemme important pour le club. D'une part, il s'agit d'un entraîneur qui a amené l'Hapoel Tel-Aviv à des réalisations historiques. D'autre part, il détient déjà un contrat très élevé, et l'échec relatif dans la lutte pour les titres en Israël pourrait amener la direction à ne pas se précipiter pour répondre à sa demande.
À ce stade, l'Hapoel Tel-Aviv ne se précipite pas pour modifier les termes de l'accord, et le contrat existant reste en vigueur. Cela signifie que les parties sont confrontées à des négociations délicates, dans lesquelles chacune d'elles détient des arguments significatifs.
Il reste maintenant à voir comment le différend sera résolu, et si l'Hapoel Tel-Aviv acceptera d'améliorer les conditions de l'entraîneur, ou préférera s'en tenir au contrat que les parties ont signé jusqu'à l'été 2028.





