Dix ans de prison pour le chauffard responsable d'un accident mortel sur la route 6
Un tribunal israélien a condamné Maksim Sabag à dix ans de prison et à vingt ans d'interdiction de conduire pour un accident mortel à contresens sous l'emprise de cocaïne.

Le tribunal de district du Centre à Lod, présidé par la juge Efrat Fink, a condamné Maksim Sabag à dix ans d'emprisonnement ferme pour un accident mortel survenu en juin 2022 sur la route 6, ayant coûté la vie à Vladimir Donduchko, âgé de 50 ans.
Outre la peine de prison, la justice a prononcé une interdiction de conduire d'une durée de 20 ans ainsi qu'une indemnisation de 100 000 shekels au profit de la famille de la victime. À l'issue d'un procès complet, Sabag a été reconnu coupable d'homicide par imprudence téméraire, de conduite sous l'emprise de stupéfiants et de circulation à contresens sur une voie rapide.
Un lourd passif judiciaire et routier
Les audiences ont mis en lumière le mépris persistant du prévenu pour le code de la route. La veille de la collision fatale, Sabag avait grillé un feu rouge. Quatre mois plus tôt, il avait été condamné pour conduite sous influence, cumulant un total de 61 infractions routières et sept condamnations pénales.
Dans l'après-midi du drame, Sabag circulait en direction du sud sur la route 6 lorsqu'il a fait demi-tour pour rouler à contresens sur une distance de 1,8 kilomètre. Les analyses toxicologiques ont confirmé la présence de cocaïne dans son organisme. Des témoins ont rapporté qu'il conduisait torse nu et sans chaussures, et qu'après le choc, il s'en est pris à la caméra embarquée de son véhicule.
Rejet des arguments de la défense
La défense a tenté de contester la validité des analyses sanguines et d'imputer le comportement de l'accusé à un choc post-traumatique ou à la prise de médicaments. La juge Fink a balayé ces arguments, soulignant que Sabag n'avait manifesté aucun repentir sincère et qu'il avait même commis une nouvelle infraction liée aux stupéfiants pendant le procès.
Le tribunal a rappelé la jurisprudence selon laquelle conduire sous l'emprise de drogues revient à pointer une arme chargée sur des passants innocents. L'accusation a insisté sur le danger extrême provoqué par sa course folle avant l'impact fatal.
Un drame familial profond
Les proches de la victime ont témoigné de la détresse causée par cette disparition. Vladimir Donduchko, arrivé en Israël en 2000 et expert en grues de chantier, était le pilier de son foyer. Sa compagne et sa fille ont décrit une vie brisée et un traumatisme psychologique persistant depuis ce tragique accident.





